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« J'ai laissé tomber l'équipe » - Andrew Shaw

C'était certes avec 24 heures de retard, mais ce 3 février ressemblait fort au jour de la marmotte pour Andrew Shaw.

Un texte d'Alexandre Gascon

L’attaquant du Canadien de Montréal s’est présenté la mine basse dans le vestiaire du Tricolore après l’entraînement matinal vendredi.

Prenant un air un peu contrit, Shaw a répondu patiemment à la rafale de questions sur la mauvaise pénalité qu’il a prise en fin de deuxième période lors de la défaite contre les Flyers jeudi soir, ce qui avait permis à Claude Giroux de niveler la marque.

Michel Therrien l’a alors cloué au banc pour le reste de la soirée.

« Je sais que j’ai laissé tomber l’équipe, a admis l’attaquant. Ils (les Flyers) ont compté, ils sont revenus dans le match pour le gagner. J’accepte toutes les conséquences de mon geste. »

« Je ne sais pas combien de punitions j’ai reçues cette année, mais j’en ai reçu trop », a-t-il renchéri.

Ses 84 minutes de punition le placent, en effet, au 3e rang de toute la ligue. Un podium fort peu enviable sur lequel le devancent Antoine Roussel (104) et Matthew Tkachuk (92), qui ont toutefois disputé une dizaine de matchs de plus.

Je dois être plus intelligent.

Andrew Shaw

« C’est une punition différente des autres, a expliqué l’entraîneur du Canadien vendredi. On en a parlé hier, on passe à autre chose. Je suis convaincu qu’il a appris. »

Les frasques répétées de son fougueux attaquant ont semblé dépasser les limites de la patience de Therrien.

Shaw avait été suspendu pour trois rencontres lors du calendrier préparatoire. Il a depuis été expulsé d’un match à deux reprises, le 13 octobre à Buffalo et le 14 janvier contre les Rangers de New York lorsqu’il effectuait un retour au jeu.

Shaw, l’ambassadeur

Les mauvaises langues diront que c’est pour redorer son blason, mais l’Ontarien de 25 ans s’est porté volontaire pour représenter le Canadien pendant le mois de février.

La LNH souhaite promouvoir la diversité et l’inclusion en abordant des sujets parfois sensibles dans le milieu du sport comme la communauté LGBT ou l’égalité des sexes.

« Le projet a été présenté à l'équipe, et j'ai pensé que ce serait une bonne occasion d'apporter mon aide, a déclaré Shaw. J'ai appris de ce que j'ai vécu l'an dernier. Les mots peuvent faire mal aux gens, plus qu'on ne le pense, et c'est quelque chose que j'ai retenu. Avec l'expérience que j'ai vécue, c'est un bon rôle pour moi. »

Bref, mais intense

Pendant une demi-heure, Therrien a fait patiner ses ouailles à bonne intensité. Le Canadien arrivait à peine de Philadelphie, mais il a beaucoup de travail devant lui avec les visites coup sur coup de la meilleure formation de la LNH, les Capitals, et des Oilers, dimanche, qui ont remporté 7 de leurs 10 derniers matchs.

Tomas Plekanec et Shea Weber ont parlé d’un « manque de structure » pour évoquer les déboires en Pennsylvanie.

Therrien n’en pensait pas moins.

« Notre structure c’est 50 % du jeu, l’autre 50 % c’est ton éthique de travail, ton attitude, c’est de la manière dont tu approches la partie. Il faut que tu sois capable de mettre les deux ensembles. Tu as beau avoir une belle structure si ton niveau de compétition n’est pas là, tu n’auras pas de succès. Si ton niveau est là, mais que tu n’as pas de structure, tu n’auras pas de succès », a expliqué l’instructeur

Therrien a d’ailleurs confirmé que Carey Price affrontera la bande à Ovechkin samedi.

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