Alors que le programme féminin canadien de volleyball déménagera à Richmond dans quelques mois, la Québécoise Janie Guimond a décidé de ne pas faire le voyage vers la Colombie-Britannique et de prendre sa retraite de l'équipe nationale.

Après avoir échoué dans leur quête d'un billet pour les Jeux de Rio avec une 4e place au tournoi de qualification de la NORCECA en janvier, les volleyeuses du pays font face à des choix difficiles en cette fin de cycle olympique. Plusieurs, dont Guimond, ont décidé de se retirer ou le feront prochainement.

C'est un mélange d'émotions qui habite la libéro, qui a pris sa décision il y a quelques semaines. « Je suis contente d'être revenue (au Québec). C'est une décision réfléchie. Personne ne m'a obligée à le faire, je n'ai pas été coupée de l'équipe, je ne suis pas blessée. Faire des compromis pour ma carrière, c'était rendu difficile et lourd. J'ai maintenant 32 ans et j'ai hâte d'avoir une famille. »

« D'un autre côté, c'est difficile parce que ce n'est pas comme si je n'étais plus passionnée par mon sport. J'avais le goût de continuer, mais c'est bien que ce soit moi qui choisisse le moment pour me retirer. »

« J'aurais peut-être continué encore deux ans. Mais après, j'aurais voulu continuer un autre deux ans », ajoute celle qui ne souhaite pas repousser aussi loin son passage à une autre étape de sa vie.

Le déménagement du centre national d'entraînement de Winnipeg à Richmond, qui accueillera les athlètes à compter de janvier, n'a pas précipité sa décision, même que les responsables du projet ont compliqué sa réflexion. « Ils m'ont pratiquement convaincue de revenir », avoue-t-elle.

Retour à l'université en tant qu'étudiante et entraîneuse

De retour à Montréal depuis Pâques, Guimond a pris quelques jours pour « se ressourcer » et regarde les différentes options qui s'offrent à elle. « Ça vient de tous bords, tous côtés. Je sais que je vais trouver une autre passion. Je suis dans la période de transition encore. Je regarde et tâte le terrain. »

Une chose est certaine, la bachelière en ergothérapie de l'Université de Montréal retournera aux études pour un « rafraichissement » de ses connaissances grâce à un microprogramme d'un an.

Son alma mater devrait par ailleurs bénéficier de son expertise sportive. « Il y a des rumeurs qui disent que je serais la prochaine assistante à l'entraîneur de l'Université de Montréal Olivier Trudel, confie celle qui a joué sous les ordres de Trudel au milieu des années 2000. C'est quelque chose qui m'intéresse beaucoup, de redonner à mon sport et à l'Université de Montréal. J'ai un fort sentiment d'appartenance aux Carabins. »

C'est l'entraîneur de la troupe montréalaise qui a amené l'athlète de Bécancour à tenter sa chance avec l'équipe canadienne. Elle s'est jointe au programme national à l'âge de 23 ans.

Ses huit années passées au sein de l'élite au pays n'ont pas été de tout repos, mais lui ont apporté beaucoup de satisfaction. Les résultats n'ont pas toujours été au rendez-vous. Par contre, les souvenirs des nombreux voyages et tournois sont inestimables à ses yeux.

« C'est difficile pour moi de pointer un événement précis, mais je dirais qu'un moment précieux qui revenait chaque été était les retrouvailles à Winnipeg, quand les filles revenaient de leur équipe professionnelle. »

« Il y en a eu de belles compétitions, de beaux voyages, mais je retiens davantage l'ensemble de tout ça, les moments de partage entre coéquipières », précise la libéro, tout en ayant une pensée toute spéciale pour le personnel d'encadrement, notamment l'entraîneur Arnd Ludwig.

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