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« Je vais être dans mon carré de sable à Laval » - Joël Bouchard

Joël Bouchard voulait le poste d'entraîneur-chef du Rocket de Laval. À ses yeux, c'est l'emploi parfait pour lui.

Un texte de Jean-François Poirier

« Je ne voudrais pas être à un autre endroit », a lancé l'entraîneur-chef démissionnaire de l'Armada de Blainville-Boisbriand en présence de Marc Bergevin à la Place Bell jeudi après-midi, quelques heures après sa nomination officielle.

« C'est le fit idéal, a insisté le directeur général du CH. J'ai suivi de près son cheminement. Il a beaucoup d'énergie et soutire beaucoup de ses joueurs. L'Armada a battu des équipes très bien classées. Il est prêt à passer à l'étape du hockey professionnel. »

Joël Bouchard estime avoir le bon profil pour gagner le respect de ses joueurs.

Marc Bergevin était particulièrement fier d'avoir convaincu, coup sur coup, Dominique Ducharme et Joël Bouchard de se joindre à son organisation.

« Je suis conscient que d'autres équipes avaient approché ces gars-là. Ils sont à Montréal, mais ils auraient pu être ailleurs dans la LNH. Nous avons trouvé un moyen de les avoir tous les deux. Ça en dit beaucoup sur l'organisation. »

Les deux ont fait équipe dans la formation canadienne qui, en janvier dernier, a remporté la médaille d'or au Championnat du monde de hockey junior.

Ducharme a depuis quitté son poste d'entraîneur-chef des Voltigeurs de Drummondville pour devenir l'adjoint de Claude Julien derrière le banc du Tricolore. Il a dirigé l'équipe canadienne pendant que Bouchard occupait la fonction de directeur général.

« On discutait à l'interne et ces deux noms revenaient toujours. Ces deux hommes-là, on les avait ciblés. On est conscient qu'il est primordial d'avoir un entraîneur francophone à Montréal et à Laval. Ces deux-là ont le potentiel pour éventuellement occuper un poste dans la LNH selon leur cheminement. Je suis très fier d'avoir d'avoir pu amener Dominique et Joël dans l'organisation. »

« J'étais zéro malheureux avec l'Armada et j'ai eu un plaisir fou avec gars-là. Mais le "timing" était bon, a précisé Bouchard qui ne cache pas son désir de faire un jour le saut dans la LNH. Tu veux être dans la meilleure ligue au monde. La Ligue américaine est un apprentissage extraordinaire. Mais je ne vis pas la tête dans les nuages, je vis dans le présent. »

Selon lui, la transition de la vie de hockey junior à celle des professionnels se fera sans problème.

« Coacher, c'est coacher. Moi, je veux juste être Joël Bouchard. Si j'essaye d'être quelqu'un d'autre, je vais être dans le trouble. Je ne vivrai pas dans les menteries, je ne suis pas assez intelligent pour ça... »

Entre 2012 et 2018, Sylvain Lefebvre a dirigé le club-école du Canadien avant d'être congédié le 17 avril dernier. Marc Bergevin a initié une première rencontre avec Bouchard quelques jours seulement après le licenciement de l'entraîneur-chef du Rocket.

« On se parlait déjà fréquemment au cours des dernières années pour des joueurs. Je lui ai donné une idée de ma vision, de ce que j'envisageais faire avec le Rocket. Joël a trouvé ça intéressant mais il voulait finir ce qu'il avait commencé avec l'Armada. On s'est entendu pour se revoir dès que sa saison serait terminée. Il y a eu des négociations plus intensives dans les deux dernières journées et on s'est entendu sur les modalités du contrat hier. »

Le Canadien a aussi confirmé que Donald Dufresne et Nick Carrière ne seront pas de retour derrière le banc du Rocket. Joël Bouchard n'a pas encore arrêté son choix sur ses futurs alliés.

« Il est encore trop tôt. On va prendre le temps de décanter. Je sympatise avec Donald et Nick. Sylvain Lefebvre est un ancien coéquipier et il est encore un grand ami. Mais ça fait partie du hockey. »

Marc Bergevin veut que Bouchard se concentre uniquement sur son travail d'entraîneur-chef et n'occupera pas d'autres fonctions au sein du Rocket.

« C'est un job à temps plein et très demandant. 24 heures par jour, 7 jours sur 7 », a insisté Bergevin.

Joël Bouchard, copropriétaire de l'Armada qui cumulait également les fonctions de directeur général et d'entraîneur avec l'équipe, approche ce nouveau défi avec beaucoup de bonheur.

« Je vais être dans mon carré de sable à Laval. Je vais pouvoir grandir comme entraîneur. Apprendre de Claude Julien et de Marc. C'est très excitant. Aujourd'hui, ça me parle de coacher ces gars-là. Parce que c'est le futur du Canadien de Montréal. »

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