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Jean-Christophe Beaulieu profite d'un changement d'air avec le Rouge et Noir

Jean-Christophe Beaulieu n'a pas besoin de regarder bien loin par les temps qui courent pour se motiver. Le centre-arrière du Rouge et Noir (1-1) retrouvera ses anciens coéquipiers des Alouettes (1-2) vendredi au stade Percival-Molson, son domicile de 2014 jusqu'à tout récemment.

Un texte de Félix St-Aubin

Près de trois mois après avoir appris qu'il quittait sa province natale pour la capitale fédérale à la suite d'une transaction impliquant son homologue Patrick Lavoie, le centre-arrière se dit « heureux » dans son nouvel environnement.

« J'ai été surpris, mais agréablement surpris, enchaîne-t-il. C'est une équipe qui travaille beaucoup avec ses centres-arrières et ses ailiers rapprochés, c'est une belle occasion pour moi d'avoir le ballon dans un nouveau système de jeu. »

Malgré plusieurs saisons bien en deçà des attentes par rapport aux résultats de son ancienne équipe, principalement les trois dernières, Beaulieu conserve de doux souvenirs de son passage avec les Alouettes.

« J'ai hâte de revoir les fans à Montréal, je pense qu'ils ont toujours été très sympathiques et partisans envers leur équipe, j'ai aussi hâte de revoir mes amis. Mais ça reste que je veux qu'on gagne, je veux qu'Ottawa ait du succès sur le terrain de Montréal », a-t-il souhaité.

« Tout le temps que j'étais à Montréal, [la direction] m'a bien traité, j'étais bien, s'est remémoré Beaulieu. C'est juste un move comme un autre, ça n'arrive pas souvent, mais quand ça arrive, il faut que tu t'acclimates et que tu tournes la page. On passe à un autre appel. »

Le Québécois a de la difficulté à « mettre le doigt sur le bobo » pour expliquer la déroute de 2017. Il considère toutefois que la synergie faisait défaut, « Ça n'allait pas super bien dans l'équipe », dit-il.

La crème de la crème

L'environnement dans lequel le produit du Vert et Or de l'Université de Sherbrooke (UdeS) est débarqué est plus que favorable à son développement.

L'athlète de 28 ans, qui a quatre campagnes dans la Ligue canadienne de football (LCF) derrière la cravate, côtoie nombre de joueurs de renom dans l'unité offensive du Rouge et Noir, comme le quart-arrière Trevor Harris et les receveurs Greg Ellingson et Brad Sinopoli.

Sans surprise, il a immédiatement noté les effets bénéfiques d'avoir un quart élite capable de guider les siens lorsque l'attaque s'amène sur le terrain.

Onze quarts différents ont eu les rênes de l'attaque montréalaise lorsque Beaulieu en était un membre, de Jonathan Crompton à Matthew Shiltz, en passant par Alex Brink et Tanner Marsh.

« J'aime ce que le Rouge et Noir fait avec moi. On va se le dire, ma force numéro un, c'est la polyvalence, je peux un petit peu jouer partout. On m'aligne à l'extérieur de la boîte, à l'intérieur comme ailier rapproché ou en tant que centre-arrière. Je bouge partout, je pense que c'est ça qu'Ottawa aime bien dans mon jeu. »

Le Trifluvien apprécie tout autant le fait de se retrouver sous les mêmes couleurs qu'Ellingson et Sinopoli, des cibles de choix grâce à leur aisance à capter les ballons.

« C'est la même chose, a expliqué Beaulieu en faisant référence à sa collaboration avec Harris. Parfois, quand je fais des tracés comme receveur, ils sont là pour m'aider, pour me donner de petits trucs. Surtout, ce sont des leaders vocaux, oui, mais aussi par l'exemple. »

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