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Jean Pascal veut quitter la boxe sur une bonne note

Jean Pascal remontera sur le ring le 8 décembre à Miami contre Ahmed Elbiali (16-0-0, 13 K.-O.). À partir de maintenant, chaque combat pourrait être le dernier.

Un texte de Jean St-Onge

D’Adrian Diaconu à Eleider Alvarez, en passant par Chad Dawson et Sergey Kovalev, Jean Pascal s’est fait une spécialité d’affronter des boxeurs invaincus.

Mais, après trois défaites à ses cinq derniers combats, il doit maintenant se refaire une crédibilité, particulièrement auprès des télédiffuseurs qui organisent les combats les plus payants.

Jean Pascal a toujours aimé se retrouver sous les projecteurs. Mais, lors de sa défaite aux mains d’Alvarez, il a évité la rencontre avec les médias.

« J’étais très déçu parce que j’avais travaillé vraiment fort pour remporter ce duel, car, advenant une victoire, j’avais de belles choses qui m’attendaient. »

« C’est sûr que je me suis assis et j’ai pensé à mon avenir. Mais, je sais que j’ai toujours du “ gaz dans la tank ”. »

Pas un faire-valoir

Dans le Larousse, un faire-valoir est un personnage de second plan qui sert à mettre en valeur l’acteur principal.

L’entraîneur Stéphan Larouche ne croit pas que son boxeur en soit là dans sa carrière.

« Un faire-valoir, c’est un gars qui s’en va dans un ring, qui n’est pas préparé, qui va essayer, mais qui ne va pas gagner et qui va abandonner rapidement. Jean Pascal, ce n’est pas ça. »

Pascal refuse aussi cette étiquette.

« Je ne crois pas être un faire-valoir, compte tenu que j’ai offert une bonne opposition à un gars de l’élite mondiale. »

« Cependant, depuis le début de ma carrière, on ne m’a jamais rien donné. Ce n’est pas à la fin de ma carrière qu’on va commencer à me faire des cadeaux. C’est sûr qu’en me donnant un jeune loup qui a 16 victoires, 0 défaite, 13 K.-O., je sais que ce sera une tâche ardue pour moi. »

« Il sait que je suis son billet de loterie, qu’une victoire contre Jean Pascal va le propulser sur la scène internationale. »

Ce sera la huitième fois de sa carrière que Pascal affrontera un boxeur invaincu. Il a gagné la moitié de ces combats.

S’il s’est incliné devant les excellents Carl Froch, Sergey Kovalev (deux fois) et Eleider Alvarez, Jean Pascal a stoppé les séries victorieuses d’Adrian Diaconu, Chad Dawson et Yunieski Gonzalez.

Stéphane Larouche croit aux chances de son protégé.

« On s’en va là comme “ troublemaker “, pour briser le party. C’est un rôle que Jean aime bien. Il l’a fait à quelques reprises et on va récidiver en décembre. »

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