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Jour d'adoption du budget : Valérie Plante garde le cap malgré la tempête

Les critiques ont beau être nombreuses, l'administration Plante-Dorais continue de défendre son premier budget, qu'elle espère voir approuver aujourd'hui par le conseil municipal.

Tôt ce matin, une trentaine de commerçants en colère ont accueilli les élus à l'hôtel de ville, dénonçant entre autres la hausse de taxe non résidentielle de 3 % qu'ils devront subir en 2018 si la version actuelle du budget est adoptée comme prévu.

« Madame Plante a trahi tout le monde », a lancé l'un des organisateurs de la manifestation, Peter Sergakis. « On ne peut pas accepter ça. C'est assez, les politiciens qui font des promesses et qui ne livrent pas la marchandise. »

Plus tôt, à Gravel le matin, M. Sergakis, qui est président de l'Union des tenanciers de bars du Québec, avait demandé à l'administration de « prendre une semaine de plus et de refaire le budget », qualifiant d’« énormes », « d’abusives » et « d’inacceptables » les hausses de taxes, tant pour les commerçants que pour les résidents, qui devront encaisser des hausses de taxes encore plus élevées, à 3,3 %.

« Le prix des menus va augmenter à Montréal, il n’y a aucun doute », a prévenu pour sa part François Meunier, vice-président aux affaires publiques et gouvernementales à l'Association des restaurateurs du Québec.

Le conseil municipal n'en est pas moins réuni en séance extraordinaire depuis 9 h 30 pour étudier le budget, qui fait aussi l'objet de vives critiques des 15 villes reconstituées de l'agglomération montréalaise, qui verront leurs quotes-parts augmenter en moyenne de 5,3 %. Dimanche, plusieurs dizaines de personnes ont d'ailleurs manifesté devant l'hôtel de ville de Pointe-Claire pour protester contre la pression budgétaire exercée sur les villes liées.

De son côté, l'opposition officielle à l'Hôtel de Ville, regroupée au sein du parti Ensemble Montréal, avait annoncé en début de semaine qu'elle soumettrait trois amendements au budget afin de réduire la hausse de taxes au niveau de l'inflation, aider les entreprises touchées par les chantiers et créer un bureau indépendant du budget.

Ensemble Montréal continue par ailleurs de soutenir que le budget est illégal, puisque le plan triennal d'immobilisations (PTI) n'a pas été déposé avant le 31 décembre 2017, un dossier « suivi de près » par le ministère des Affaires municipales, mais qui « n'implique aucune conséquence juridique particulière », soutient la Ville de Montréal.

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