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Journées de la culture à Radio-Canada : personnalités, drone et compressions budgétaires

Radio-Canada a ouvert ses portes au public dimanche dans le cadre des Journées de la culture, l'occasion idéale de venir discuter avec des personnalités, découvrir le drone de la société d'État, mais aussi de parler du rôle du diffuseur public dans un contexte de compressions budgétaires.

Un article de Bahador Zabihiyan

Toutes les personnalités radio-canadiennes ou presque s'étaient donné rendez-vous dans la grande tour de Radio-Canada, boulevard René-Lévesque, à Montréal. Et plusieurs centaines de membres du public sont venus à leur rencontre.

Parmi eux, Arianne, qui, du haut de ses 11 ans, a pu se faire interviewer par le journaliste spécialisé en économie, Gérald Fillon. Pour l'occasion, l'imposante caméra de télévision était reliée à un téléphone intelligent pour permettre aux visiteurs de garder une copie numérique de l'expérience.

« Il était sympa. J'ai aimé ça. C'est le fun parce que j'ai pu rencontrer quelqu'un de nouveau. J'aimerais ça être devant les caméras plus tard », a confié la jeune fille, qui souhaiterait devenir comédienne ou journaliste.

Si Arianne voulait être devant la caméra, dimanche, d'autres étaient plus intéressés par ce qui se passait derrière la lentille. « Moi, c'est surtout le côté technique, technologique qui m'intéresse », a expliqué Denis Blanchette, un téléspectateur de longue date de Radio-Canada, qui réside sur la Rive-Sud.

Il est venu observer le décollage du drone de Radio-Canada, et les explications de son pilote certifié. L'appareil peut voler à plusieurs dizaines de mètres de hauteur, et peut filmer en haute définition grâce à une caméra multidirectionnelle.

« Je pense que ça peut être utile. Il y a quelques années, il y avait un journaliste qui se promenait en avion, qui décrivait la circulation. C'est beaucoup plus économique avec ça, j'imagine. On pourrait se servir de ça pour donner les détails de la circulation », a-t-il suggéré.

D'autres sont venus pour rencontrer les personnalités de Radio-Canada qu'ils suivent depuis longtemps devant le petit écran. Aûdrée Fournier, par exemple, a demandé deux autographes à Charles Tisseyre, de l'émission Découverte. « Un pour moi et un pour mon père », a-t-elle expliqué, précisant qu'elle regardait toujours l'émission avec lui.

L'avenir de Radio-Canada

La journée portes ouvertes a aussi été l'occasion pour les visiteurs de réfléchir au rôle du diffuseur public dans un contexte de compressions budgétaires qui touchent les sociétés d'État et les ministères fédéraux depuis plusieurs années.

Pour Aûdrée Fournier, Radio-Canada joue un rôle important dans la diffusion de la culture. « C'est des émissions d'ici surtout, souligne-t-elle. Moi, je m'intéresse aux émissions québécoises ».

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