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Just Wôan, celui qui chante pour un monde meilleur

Le Festival international de jazz de Montréal s'est amorcé mercredi. Un des premiers artistes à se produire en spectacle s'appelle Just Wôan. Il est d'origine camerounaise et vient de lancer son troisième album, A Second Chance.

Un texte de Catherine François

Dans cet album, l'artiste a voulu livrer un message en faveur d'une transformation de nos modes de vie et de consommation, grâce à des chansons sur le drame des migrants et sur son Afrique natale dont il se dit profondément amoureux.

Just Wôan a mixé son troisième album dans le studio installé chez lui. Il a créé le disque après les attentats de Bruxelles, car le Montréalais d'origine camerounaise était dans la capitale belge ce jour-là.

Il a alors voulu écrire un album engagé. Dans celui-ci, il demande qu'il y ait une plus grande équité et que les richesses soient mieux distribuées dans le monde, notamment pour éviter les drames de ces migrants qui sombrent tous les jours dans la Méditerranée à la recherche d'une vie meilleure. « C'est pourquoi il est impératif que des jeunes artistes comme moi s'engagent à sensibiliser les politiques de partout à faire des deals équitables pour que les habitants de la planète, où qu'ils soient, aient les mêmes chances de s'en sortir en travaillant », explique-t-il.

L'artiste s'est installé à Montréal en 2012. Il a eu le coup de foudre pour le Québec et pour sa métropole multiculturelle ouverte sur la diversité.

Just Wôan a toutefois gardé un lien étroit avec son pays d'origine, le Cameroun. Il chante d'ailleurs en bafia sur cet album, l'une des 230 langues du pays.

Il dit être plus amoureux que jamais de l'Afrique qui est, selon lui, à la croisée des chemins : « L'Afrique se trouve face à un carrefour vraiment important, et nous, les artistes, nous n'avons pas d'autre choix que de continuer à valoriser ces cultures-là, tout en sensibilisant les jeunes Africains quant au trésor qui moisit à leurs pieds. »

Le musicien estime que le métissage culturel est l'avenir du monde.

Just Wôan, qui est multi-instrumentiste, a fait sa place sur la scène culturelle québécoise en participant notamment à de nombreux festivals.

« Quand je suis sur scène, j'ai le sentiment de vivre. La musique en faisant des disques et tout, c'est bien, mais j'ai besoin d'être sur scène. Ma vie est là. »

Le public pourra justement constater l'amour qu'il porte à la scène au Festival international de jazz de Montréal jeudi.

Il sera également au Festival international Nuits d'Afrique, le 17 juillet, au Club Balattou.

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