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Kansas City, un test pour la confiance nouvelle de l'Impact

L'Impact de Montréal recevra le Sporting de Kansas City, samedi. Regaillardie par trois victoires à ses quatre derniers matchs la formation de Rémi Garde accueillera, avec une confiance fragile, la meilleure équipe de l'Ouest de la MLS.

Un texte de Michel Chabot

Les joueurs ne se bercent pas d’illusions, deux des trois récents succès ont été acquis contre Orlando, une troupe qui se cherche à l’heure actuelle.

« Nous avons de la confiance mais elle est basée sur deux bons résultats contre une équipe qui n’est pas à son mieux, admet le défenseur Daniel Lovitz. Nous avons été comme cette équipe aussi. »

Le Sporting s’amène à Montréal avec une séquence de sept matchs sans défaites. Et le club du Missouri n’a pas perdu en six rencontres contre ses rivaux du Québec. L’entraîneur-chef a bien étudié les visiteurs et il sait que le défi sera de taille contre une attaque qui a produit 31 buts en 16 matchs.

« Quand ils ont le ballon, ça peut aller très très vite, dit Garde. Les transitions sont très rapides, ils sont capables de mettre beaucoup d’intensité dans le jeu, ce qu’ils ont fait lors de la deuxième mi-temps contre Houston. »

En effet, le Sporting a effacé un déficit de 0-2 samedi dernier contre le Dynamo en marquant trois buts lors de la seconde demie pour signer un gain de 3-2 devant ses partisans. Il faut respecter donc leur force de frappe.

« C’est l’une des équipes les plus constantes de la ligue. Ils ont une unité défensive déterminée et stable depuis quelques années, estime Lovitz. Il y a eu des changements au sein de leur attaque et plusieurs joueurs ont apporté de bonnes choses à leur dynamique brigade. C’est une équipe bien équilibrée qui sait comment gagner les gros matchs et qui a été dans les séries pour aussi longtemps que je me souvienne. »

De la constance, c’est ce que recherche l’Impact en ce moment, lui qui n’est qu’à trois points d’une place en série. L’équipe joue mieux parce que les joueurs ont changé leur mentalité et se comportent mieux sur le terrain dans des situations de jeux précises.

Rémi Garde aimerait maintenant que ses hommes soient un peu plus « méchants » offensivement et qu’ils marquent avec plus de régularité. Outre Ignacio Piatti, les autres attaquants sont plutôt timides. En fait l’Argentin a marqué trois des cinq buts des siens contre Orlando, les deux autres ayant été inscrits par des joueurs ennemis dans leur propre filet.

« On compte beaucoup sur Nacho pour marquer des buts mais je pense que l’équipe, collectivement, arrive à déséquilibrer assez souvent les blocs adverses mais dans les 30 derniers mètres, il faut que, non seulement Nacho, mais ceux qui sont impliqués dans l’attaque sentent la possibilité et le désir et l’agressivité pour avoir cette joie de marquer. »

Allez les Bleus!

Samedi matin, de nombreux membres de l’équipe se réuniront pour regarder le match de la France. En huitièmes de finale, face à l’Argentine, les Français auront fort à faire pour rester en vie.

« Contre l’Argentine, c’est un match qui n’a pas eu lieu en Coupe du monde, je lisais, depuis 1978, raconte Rémi Garde. Il faut le prendre comme un événement fantastique à regarder et je pense que les joueurs doivent aussi le prendre comme ça, comme un match super à jouer. Ce sera difficile et très équilibré. »

Pour l’emporter, les Bleus de Didier Deschamps devront élever leur niveau de jeu, croit Garde.

Un peu comme le Onze montréalais devra le faire, en soirée, face au puissant Sporting de Kansas City.

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