Amélie Kretz et Sarah-Anne Brault ont été nommées mercredi dans une équipe olympique canadienne de triathlon renouvelée pour Rio. Comme Kristen Sweetland, Tyler Mislawchuk et Andrew Yorke, les Québécoises vivront leurs premiers Jeux.

Kretz, la plus jeune de l'équipe féminine à 23 ans, a fait bonne impression avec une 8e place à Yokohama en séries mondiales, en mai, le meilleur résultat de sa carrière sur ce circuit.

Au Japon, la Blainvilloise a été la seule à réussir l'objectif de classement - un top 8 - établi par Triathlon Canada pour décrocher une place à Rio après que tous ses athlètes eurent raté la cible pour une qualification automatique : un top 8 aux mondiaux de 2015 ou à l'épreuve-test olympique.

Sa sélection, comme celle de ses quatre coéquipiers qui l'accompagneront à Rio, a quand même fait l'objet d'un choix discrétionnaire de Triathlon Canada.

Brault, 26 ans, s'en va à Rio après avoir été réserviste aux Jeux de Londres il y a quatre ans. L'athlète de Lévis a également laissé bonne impression à Yokohama avec une 13e place, un sommet pour elle en 2016 et l'un des cinq tops 15 de sa carrière en séries mondiales.

« Notre équipe est assez jeune et n'a pas l'expérience de la scène olympique, mais tout le monde s'est frotté aux meilleurs du monde aux dernières compétitions, a appris et s'est amélioré, et je sais que nous visons plus haut », a déclaré Brault. 

Triathlon Canada a sans surprise choisi Sweetland dans son trio féminin. En décrochant le bronze à Hambourg en 2014, la Britanno-Colombienne de 27 ans est devenue la première Canadienne depuis Paula Findlay à remporter une médaille en séries mondiales. Elle s'est également offert l'argent aux Jeux du Commonwealth de Glasgow, en 2014.

« Je me suis démarquée en 2014, puis le nombre inimaginable de problèmes de santé que j'ai vécus m'a fait perdre mon objectif de vue. Cela a été très difficile, mais je n'ai jamais été aussi heureuse. Je suis très fière des membres de notre équipe », a indiqué Sweetland,

Findlay, elle, a été ignorée par Triathlon Canada. L'Albertaine de 27 ans n'a jamais retrouvé sa forme de championne du monde depuis la blessure à la hanche subie avant les Jeux de Londres.

Premiers Jeux sans Simon Whitfield

Pour la première fois depuis l'ajout du triathlon au programme olympique en 2000, Simon Whitfield n'est pas de l'équipe masculine. Le médaillé d'or des Jeux de Sydney et d'argent à Pékin a pris sa retraite en 2013, un an après avoir été contraint à l'abandon aux Jeux de Londres.

Andrew Yorke, 27 ans, est la figure de l'expérience chez les hommes. Comme Brault, il était dans l'antichambre à Londres, comme réserviste.

En route vers Rio, l'Ontarien s'est offert quelques tops 10 prestigieux : en séries mondiales (8e à Edmonton en 2015), en Coupe du monde (7e à Huatulco en 2016 et 4e à New Plymouth en 2015) et aux Jeux panaméricains de Toronto (7e).

Mislawchuk, de Winnipeg, vivra quant à lui son baptême de feu olympique à 21 ans. Il a égalé le meilleur résultat de sa carrière en séries mondiales à Yokohama avec une 10e place.

Kretz, Brault et Myslawchuk et Yorke disputeront les deux étapes des séries mondiales qui précéderont les Jeux de Rio : à Stockholm (2 et 3 juillet) et Hambourg (16 et 17 juillet). Sweetland, elle, prendra part à la Coupe du monde de Montréal, le 7 août.

L'épreuve olympique masculine de triathlon sera tenue le 18 août. Les femmes prendront la scène deux jours plus tard.

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