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L'Am Getting Paid, une bonne vitrine pour le planchiste JS Lapierre

Végane, amateur de yoga et rarement aperçu dans les partys ne sont pas des caractéristiques habituellement associées à ceux qui font de la planche à roulettes. Ce sont pourtant trois habitudes de vie adoptées par le Québécois Jean-Sébastien « JS » Lapierre, un des meilleurs planchistes amateurs au monde, qui tente de se faire valoir à l'Am Getting Paid, finale de la Boardr Amateur Skateboarding Series, en fin de semaine, à Montréal.

Un texte de Julien Lamoureux

« Ce préjugé-là [sur les planchistes] est vrai, jusqu’à un certain point, répond en souriant le principal intéressé. « Mais il y a quand même une grande ouverture des consciences. »

Même si l’adoption d’une saine hygiène de vie est de plus en plus fréquente dans le milieu de la planche à roulettes, Lapierre fait figure d’exception parmi ses homologues. Pour Cédric Émond, organisateur de l’événement et directeur du marketing d’Empire, ces habitudes sont primordiales dans les succès du Montréalais.

« Il ne boit pas [d'alcool], il veut manger sainement, il veut bien récupérer après les entraînements… […] Souvent, les gars boivent un coup après, et le lendemain, ils sont moins en forme. JS, c’est le premier debout. »

« C’est tellement difficile pour le corps, il faut que tu contrebalances », résume le champion de la finale 2015 de l’événement. La méditation, les exercices respiratoires et le vélo font pour cette raison aussi partie de son programme d’entraînement.

Une bonne performance dans le cadre de la compétition tenue vendredi et samedi au Taz, dans le nord de la ville, pourrait permettre à Lapierre d’accéder au convoité statut de professionnel.

Selon Émond, l’épreuve est l'une des plus importantes au monde dans le domaine de la planche à roulettes amateur, en particulier en vertu de l’imposant chèque de 10 000 $ qui sera remis au gagnant et de nombreuses autres bourses totalisant le même montant qui seront remises.

Les planchistes seront notés par les juges de The Boardr, qui sont parmi les plus crédibles et réputés en Amérique du Nord.

Pour le plaisir et pour la visibilité

Charles Deschamps est l’autre Québécois à surveiller pendant la fin de semaine. Celui qui connaît Lapierre « depuis toujours » a tout de même des attentes plus modestes : son objectif est de s’amuser avec des amis et avec d’autres athlètes de partout dans le monde plutôt que de monter sur le podium.

« Le calibre est assez élevé, et je ne suis pas assez constant », admet le jeune homme.

Lorsqu’on lui parle de son ami et compétiteur et des succès qu’il connaît depuis quelques années, il révèle ce qui le rend, selon lui, supérieur : sa capacité à bien performer au bon moment.

« Sous pression, ça se passe toujours mieux pour lui. Et s’il gagne, ça va lui permettre de voyager plus, de faire d’autres compétitions et de gagner plus d’argent. »

L’aspect monétaire est d’ailleurs le nerf de la guerre pour de nombreux planchistes. Deschamps, par exemple, est forcé d’avoir une source de revenus alternative – souvent en acceptant des contrats pour travailler dans l’organisation d’événements – pour subvenir à ses besoins.

Lapierre, quant à lui, s’estime chanceux de pouvoir compter sur plusieurs commanditaires qui lui offrent la chance de se concentrer sur la compétition à temps plein. Et, s’il devient professionnel, ses chèques de paye seront encore plus imposants.

L'Am Getting Paid est une excellente vitrine pour les compagnies à la recherche de leur prochaine vedette, affirme Cédric Émond.

Ces commanditaires sont plus difficiles à trouver au Québec qu’en Californie, un des hauts lieux de la planche à roulettes, admet Lapierre. Une occasion comme celle qui se présentera vendredi et samedi est inestimable pour lui et pour Deschamps, qui ont également hâte de s’exécuter devant leurs partisans locaux et leurs amis proches.

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