Il y a une semaine, Joey Saputo a rendu visite à ses joueurs dans le vestiaire, question de leur rappeler qu'ils devaient offrir un effort maximum sur le terrain.

Lors d’une conférence de presse avant le match entre l’Impact et le Galaxy de Los Angeles, quelques acteurs importants de l'histoire de la formation montréalaise, qui célébrait le 25e anniversaire de son premier match local lundi, ont rappelé l'importance de l'ambition et de la passion du président de l'équipe dans son développement.

Dans le cadre des festivités, les entraîneurs qui ont guidé l'Impact à ses trois titres, Valerio Gazzola (1994), Nick De Santis (2004) et Marc Dos Santos (2009), ainsi que deux membres de l'équipe championne de 1994, Rudy Doliscat et Patrice Ferri, ont accompagné Saputo sur le terrain lors d'une cérémonie à la mi-temps.

« Je venais d'un continent où le soccer était un sport majeur, ce qui n'était pas le cas ici, a souligné Ferri, qui a longtemps joué en première division française. J'ai très vite ressenti cette implication et j'étais surpris. Je ne pensais pas voir autant de passion et de dynamisme.

Pour sa part, Dos Santos n'a pas connu les débuts de l'Impact ni les moments difficiles à la fin des années 1990.

« J'ai connu un Impact de Montréal différent que peut-être Rudy ou Valerio, a noté celui qui est maintenant entraîneur adjoint avec le Los Angeles FC. En 2009, l'Impact était incroyablement ambitieux. On parlait déjà beaucoup de la MLS à cette époque-là. Et j'ai vu le Centre Nutrilait quand je suis revenu avec le LAFC plus tôt cette saison! »

Cette ambition a peut-être parfois mené Saputo à manquer de patience dans les moments difficiles, mais elle a aussi mené à l'arrivée de l'équipe en MLS en 2012 et à l'acquisition de l'attaquant Didier Drogba en 2015.

Cette ambition fait que Saputo est insatisfait des performances de l'équipe, qui est coincée dans les bas-fonds du classement de l'Association de l'Est malgré l'arrivée de Garde et d'une dizaine de nouveaux joueurs.

« Oui, je ne pensais pas que nous allions connaître une saison comme celle-là pour nos 25 ans, a reconnu Saputo. On l'a dit au début, avec les nombreux changements, ça pourrait prendre un peu de temps. Nous regardons si nous devons faire des changements et nous allons les faire si nécessaire. Il y a notamment la période de transferts qui va s'ouvrir en juillet.

« Une des choses dont j'ai parlé avec les joueurs la semaine dernière (après un revers de 2-0 contre l'Union de Philadelphie au stade Saputo), c'est que la seule chose que je demande, c'est qu'ils donnent leur maximum sur le terrain. S'ils donnent leur maximum et que nous sommes inférieurs à l'adversaire, nous allons devoir faire les changements [...] Je suis une personne compétitive et je n'aime pas voir l'équipe dans la situation dans laquelle elle se retrouve présentement. »

Saputo a promis qu'il n'allait jamais baisser les bras. C'est probablement pour cette raison que l'équipe se retrouve là où elle est 25 ans après ses débuts.

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