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L'ancien poste de police de Kanesatake détruit par les flammes

L'ancien poste de la police mohawk de Kanesatake, au nord-ouest de Montréal, a été la proie des flammes la nuit dernière. On ignore encore si l'incendie est d'origine criminelle.

Le bâtiment, laissé à l'abandon pendant plus de dix ans, après les événements de janvier 2004, était déjà dans un état de délabrement. L'incendie l'aurait réduit à une perte totale.

Serge Simon réagit

Le chef du conseil de bande de Kanesatake, Serge Simon, est persuadé que l'incendie de l'ancien poste de police survenu cette nuit est criminel, car « il n'y avait pas d'électricité dans le poste ».

Il soupçonne certains jeunes, « qui n'ont pas autre chose à faire que de détruire ». C'est la faute, selon lui, à « la frustration de nos jeunes, qui veulent s'en prendre au système, mais qui s'y prennent mal ».

L'ancien gymnase d'une école et un club de canot ont aussi été vandalisés récemment. Serge Simon fait l'hypothèse que l'incendie de cette nuit est l'œuvre des mêmes vandales.

Les membres de la communauté peinent à se faire assurer

Serge Simon craint également que cet événement ne rende encore plus difficile l'accès à des polices d'assurance pour les résidents de Kanesatake. « Beaucoup de mes membres ont eu de la difficulté à avoir des assurances dans les dernières années, et ça va leur faire du tort. Beaucoup de monde vont perdre leurs assurances ici sur le territoire parce qu'on est une zone rouge, et [cet incendie] va le confirmer », déplore le chef du conseil de bande.

Les services d'incendie n'ayant pas été en mesure de déterminer ce qui a causé le brasier, l'enquête a été confiée à la Sûreté du Québec, dont les techniciens spécialisés inspecteront les lieux cet après-midi.

La sécurité du territoire de Kanesatake est assurée par la Sûreté du Québec depuis la violente guerre de clans qui avait profondément divisé la communauté mohawk en 2004. 

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