Les Redmen de l'Université McGill (1-7) avaient toutes les raisons de croire que les années de vaches maigres étaient désormais derrière eux. Le retour à la réalité a toutefois été brutal en 2017.

Un texte de Félix St-Aubin

Des résultats satisfaisants lors des deux saisons précédentes, les deux premières de Ronald Hilaire à la barre de l'équipe, ont insufflé une considérable dose de confiance aux Redmen.

Rappelons qu'avant l'entrée en poste du 21e instructeur de l'histoire du programme de football, la colonne des victoires était demeurée vierge à cinq occasions de 2007 à 2014. Durant cet intervalle de temps, les Redmen ont ainsi revendiqué plus de campagnes sans triomphe (5) que le contraire (3).

Du point de vue du rendement, les derniers mois ont davantage pris la forme du passage à vide des ères Sonny Wolfe (2007 à 2011) et Clint Uttley (2011 à 2014), les Redmen ne remportant qu'une seule de leurs huit confrontations.

Malgré les trois gains en moins par comparaison avec la saison 2016, l'entraîneur-chef estime que sa troupe n'a pas effectué de recul et que le vent d'optimisme est toujours bel et bien au rendez-vous.

« Pour nos joueurs qui sont déjà en place, la confiance est encore là. Il faut juste continuer à la bâtir pour pouvoir se mettre dans une meilleure position quand on est dans les gros matchs contre les meilleures équipes », a-t-il renchéri.

Bien que le dossier des Redmen indique une régression, Hilaire considère pour sa part que la progression s'est poursuivie cet automne.

De lents départs

L'une des raisons qui expliquent ce retour en queue de peloton au classement du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ), synonyme d'une exclusion des éliminatoires, était cette lourde tendance à amorcer le deuxième mi-temps avec un gouffre à combler au tableau indicateur.

Cinq fois pendant la campagne, les Redmen sont rentrés au vestiaire avec un retard de 20 points ou plus.

« Honnêtement, je pense que parfois c'était un manque de focalisation de nos jeunes, a admis Hilaire. On arrivait souvent préparés pour les matchs, mais peut-être qu'en début de rencontres, une erreur de concentration a eu des répercussions sur l'exécution, ce qui nous plaçait en mauvaise posture. »

Les adversaires des Redmen ont inscrit exactement les deux tiers de leurs points (188 sur 282) lors des deux premiers quarts. Même s'ils n'avaient pas joué la seconde demie de l'intégralité de leurs rencontres, les hommes d'Hilaire auraient conclu le calendrier à l'avant-dernier échelon du circuit québécois en ce qui a trait aux points accordés.

« Pour la prochaine année, ce sera de solidifier nos bases et de démarrer forts chaque match. Une fois rendus en éliminatoires, nous devrons profiter du fait que nous sommes une équipe plus mature. [...] On aura plus de vétérans [en 2018], ça va nous donner plus de confiance. »

Un surcroît d'assurance ne sera décidément pas négligeable si l'objectif de renouer avec les séries se matérialise, étant donné que les Redmen n'ont pas goûté à l'ivresse d'un triomphe en éliminatoires depuis 15 ans.

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