À eux cinq, Paul Byron, Tomas Plekanec, Torrey Mitchell, Brendan Gallagher et Artturi Lehkonen ont marqué 4 buts à leurs 109 derniers matchs combinés.

Un texte d'Alexandre Gascon

On le répète : 4 buts en 109 matchs.

Voilà cinq attaquants de deuxième ou troisième trio et un de quatrième (Mitchell) qui devraient, normalement, contribuer régulièrement à la production offensive du CH et qui sont en panne sèche.

Les chiffres auraient pu être pires, mais on a gentiment exclu de l’équation les McCarron, Flynn, Carr et Andrighetto.

Si vous trouvez ça déprimant, imaginez Claude Julien.

« Il y a beaucoup de changements que je peux faire avec cette équipe », a assuré le nouvel entraîneur après l’entraînement matinal vendredi.

Il est toujours possible de secouer le pommier et espérer une étincelle, c’est vrai, mais les chances que ça porte des fruits s’amenuisent si on se fie aux statistiques récentes des attaquants montréalais.

Mais les problèmes semblent aller au-delà du nouveau système de jeu, de la nouvelle structure que l’équipe doit intégrer.

Jeudi soir, lors de la défaite de son club contre les Islanders, Julien avait d’abord placé Paul Byron à la gauche de Gallagher et d’Alex Galchenyuk sur la deuxième unité.

Le trio peinait à créer quoique ce soit en zone adverse, il a donc remplacé Byron, un homme qui a marqué une fois lors de ses 17 derniers matchs, par Lehkonen, qui a touché la cible une fois en 19 rencontres… Ça n’a pas été plus concluant.

Les principaux intéressés commencent à être à court de solutions.

« Quand tu ne marques pas, tu perds ta confiance. Il ne faut pas trop y penser, il faut travailler fort », a rappelé le Finlandais.

« Des fois c’est un peu frustrant, a pour sa part avoué Byron. J’ai de bonnes chances de marquer, mais ça ne va pas dans le filet. Tu ne peux pas avoir une attitude négative, tu dois continuer à travailler fort et ça va venir. C’est juste une léthargie. »

« Ce n’est pas tant notre jeu en zone offensive qui pose problème, davantage notre jeu de transition. Il faut être plus intelligent avec la rondelle », a lancé Gallagher, plus analytique que ses compères.

D’un ailier à l’autre, on répète le même message… et les mêmes résultats.

Le capitaine n’a pas quitté le navire

La sécheresse de ses coéquipiers, si frustrante soit-elle, n’a toutefois pas affecté Max Pacioretty.

Le capitaine a participé à 10 des 14 buts inscrits par son équipe en dix matchs en février.

Sur les 19 filets réussis par le CH depuis la pause du match des étoiles, Pacioretty a marqué sept fois, tous les autres attaquants ont fait vibrer les cordages à six reprises et les défenseurs ont inscrit cinq buts.

Sans le capitaine, point de salut.

« Ce n’est pas toujours ton premier trio qui doit faire les buts. Tout le monde dans l’équipe doit contribuer. On a besoin de plus de gars qui comptent pour gagner des matchs », a résumé Paul Byron.

« On est en mode séries », a ajouté le petit ailier gauche, qui a esquivé toute comparaison avec la débandade de l’an dernier.

Claude Julien a déclaré sentir « un sentiment d’urgence ». Les joueurs tiennent le même discours, mais ils ne l’ont pas encore démontré sur la glace.

Plus d'articles