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L'écho des attentats de Bruxelles résonne jusqu'au Québec

À bien des égards, la Belgique est tout près du Québec. En signe de solidarité, l'hôtel de ville de Montréal a mis en berne ses drapeaux et fait flotter le drapeau noir, jaune et rouge. La communauté belge est discrète au Québec, mais elle est faite de 50 000 résidents qui ont déclaré être d'origine belge lors du recensement de 2011, dont 29 000 dans la région de Montréal.

Un texte de Anne-Louise Despatie

Un message texte lui annonçant la nouvelle des attentats de Bruxelles a glacé le sang de Yannick De Groote. Depuis plus de 20 ans, l'entrepreneur vit au Québec, mais ses neveux et nièces sont nombreux à circuler dans le métro de Bruxelles.

« Il y a tellement peu de risques que ça arrive à un proche, mais, voilà, ça peut toujours arriver. La station de métro visée, c'était à 200 mètres de l'école de mon neveu. C'est alarmant. Je pense qu'on ne peut pas faire grand-chose, si ce n'est d'infiltrer ces groupes-là et mieux intégrer les jeunes immigrants. »

Inquiétudes dans l'attente de nouvelles de la famille

Anissa Benomar est au Québec depuis 16 ans. Elle a créé une entreprise de gaufres ici, mais avec six frères et soeurs et une vingtaine de neveux et nièces en Belgique, elle y a encore des racines profondes.

Elle était au lit lorsqu'elle a appris ce qui se passait. « Là, c'est la folie furieuse. J'essaie d'appeler. Je regarde sur Facebook, qui répond, qui ne répond pas. Dieu merci, il y a l'application qui peut nous signaler qui est en sécurité ou pas! » Puis elle se soucie de sa mère, qui devait prendre l'avion dans la semaine, jusqu'à ce qu'elle apprenne qu'elle était partie la veille.

152 jeunes Québécois  en Belgique

En s'éveillant ce matin, Steven-Paul Pioro, directeur adjoint aux communications aux Offices jeunesse internationaux du Québec (LOJIQ), a pensé immédiatement aux 152 Québécois qui se trouvent en Belgique dans le cadre d'échanges Québec-Wallonie.

Il savait qu'une soixantaine d'entre eux séjournent à Bruxelles même. « À notre connaissance, aucun participant n'est en situation de danger. On avait une participante ce matin qui devait prendre l'avion à l'aéroport. Cela a été notre principale source d'inquiétude, mais on sait maintenant que tout va bien pour elle. »

L'organisme a activé sa cellule de crise, ce qui a permis de contacter la majorité des participants, soit directement, soit par l'entremise de leur chargé de projet.

« Les contacts sont beaucoup plus directs qu'avant. On a un dossier complet, on a leur contact en cas d'urgence et on leur demande même leur compte Facebook et Twitter. »

Il y a eu plusieurs familles inquiètes à rassurer, mais aucun participant n'a demandé à être ramené au Québec. On ne signale aucune interruption de projet pour le moment.

L'an dernier, quelque 4000 jeunes de 18 à 35 ans ont participé à des échanges internationaux par l'entremise des Offices jeunesse internationaux du Québec. Avec ces derniers attentats, l'organisme, comme d'autres, devra apprendre à composer avec ce phénomène.

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