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L’école pour les demandeurs d’asile, un nouveau défi pour la CSDM

La rentrée scolaire cette année constitue un double défi pour la Commission scolaire de Montréal (CSDM), la plus importante au Québec, avec l'arrivée de nombreux demandeurs d'asile dans les dernières semaines.

En entrevue à Radio-Canada, Catherine Harel-Bourdon, présidente de la CSDM, affirme que « cette année, même avant l’arrivée des réfugiés au Stade olympique, on avait une augmentation [des inscriptions] de 14 %, ça, c’est l’équivalent d’une petite école primaire ».

Cette augmentation, souligne Mme Harel-Bourdon, est majeure et n’inclut pas les nouveaux demandeurs d'asile.

Un autre défi, celui des enfants sans papiers, doit être pris en compte, explique-t-elle en évoquant un projet de loi déposé par le gouvernement du Québec qui sera débattu en commission parlementaire début septembre. « Et ça va être très important de faire en sorte de faciliter l’accès à l’école pour ces élèves-là », poursuit la présidente de la CSDM.

Catherine Harel-Bourdon affirme que sa commission scolaire a « tout fait pour mettre en place l’infrastructure » d'accueil des enfants et dit espérer obtenir les informations nécessaires du ministère de l’Immigration pour une scolarisation rapide. Elle rappelle que la procédure d’inscription des élèves nécessite une adresse de domicile.

Le ministère de l’Éducation a précisé lundi après-midi que ses services demeuraient à l'affût des demandeurs d'asile dans le réseau scolaire. Il indique qu’il « travaille de concert avec ses différents partenaires et, dans un premier temps, cherche à évaluer le nombre d'élèves qui pourraient intégrer le réseau, l'instruction publique étant obligatoire au Québec à partir de 6 ans ». Le ministère ajoute que « des communications ont été amorcées avec le réseau scolaire afin de se préparer pour la rentrée 2017-2018 ».

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