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L'éditeur et politicien Michel Brûlé réfute des allégations d'inconduite sexuelle

L'éditeur et candidat à la mairie de l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal Michel Brûlé nie l'essentiel des allégations d'inconduite sexuelle faites à son encontre par certaines de ses ex-employées interrogées par le Journal de Montréal. Se disant « abasourdi », il assure qu'il poursuivra le quotidien pour diffamation.

Le Journal de Montréal dit avoir recueilli les témoignages de sept ex-employées qui affirment avoir été victimes d’attouchements, de baisers forcés, d’exhibitionnisme ou de commentaires déplacés sur leur corps. Ces allégations n’ont pu être vérifiées par Radio-Canada.

Interrogé vendredi matin, M. Brûlé dit être victime d'un « coup monté » destiné à « détruire [sa] carrière politique » ou de gens qui cherchent à « régler des comptes ». « Parmi ces employées-là, il y en a peut-être que j’ai été obligé de congédier », a-t-il laissé tomber.

« On est dans une chasse aux sorcières. On est dans une situation d’hystérie collective. On me reproche des cas d’inconduite sexuelle, mais l’inconduite sexuelle, ça passe par l’agression, l’intimidation, ça n’a jamais été mon cas », a-t-il déclaré d’entrée de jeu.

« On se base sur des allégations pour détruire une réputation et une carrière politique aussi par le fait même. Moi, je trouve ça complètement disproportionné. C'est des faits qui sont complètement déformés et montés en épingle. Je suis abasourdi », affirme-t-il.

M. Brûlé admet tout juste qu'il a pu essayer d'embrasser des femmes sans avoir obtenu leur consentement au préalable. Il s'en prend ouvertement à la seule victime présumée qui a accepté de donner son nom au Journal de Montréal, en laissant entendre qu'elle pourrait être motivée par des considérations politiques.

Cette dernière soutient que Michel Brûlé a essayé de l'embrasser il y a 11 ans, dans un bureau vitré qu'il occupait sur la rue Saint-Denis, même si elle lui disait clairement non.

« Elle dit que j’ai essayé de l’embrasser. Ce n’est pas impossible, a-t-il répliqué. Mais je n’ai jamais été un agresseur. Je n’ai jamais essayé d’embrasser personne de force. Elle, ce qu’elle dit, c’est un mensonge. Et ma question c'est : est-ce qu’elle est membre du parti Projet Montréal? ».

Michel Brûlé insiste pour dire que l'ambiance au bureau qu'il dirigeait était « très festive », « très ouverte », et que les employés y étaient « très libres », mais il se défend d'avoir touché indûment quiconque. « Moi, je n'ai jamais fait ça. Je ne suis pas un taponneux », assure-t-il.

« C'est sûr qu'on parlait ouvertement de toutes sortes d'affaires. Mais on n'était pas à l'église non plus; on était dans une maison d'édition qui publie toutes sortes de textes, dont des textes érotiques », précise-t-il.

L'éditeur et politicien réfute aussi avoir déjà accueilli une employée chez lui alors qu'il était nu, comme l'a allégué une femme au Journal de Montréal. « J’ai eu mon bureau à côté de mon domicile, et c’est arrivé qu’une employée arrive à l’improviste et que je sois en train de manger mes toasts en sous-vêtements », a-t-il dit à ce sujet.

Michel Brûlé soutient par ailleurs que les allégations selon lesquelles il se livrait à des séances de « frenchage forcé » ou qu'il a montré des photographies de son pénis à des employées relèvent du « délire ».

« C’est sûr que j’ai déjà eu des relations consentantes lors de fêtes qu’on a faites. Mais des séances de force, non. Il n’y a jamais eu d’agression », plaide-t-il. Il ajoute : « effectivement, dans les fêtes qu'on faisait, il y a eu toutes sortes d'affaires qui se sont passées, mais c'est ça la société. »

« Ce n'est pas des accusations, c'est des allégations » ajoute l'éditeur, en soutenant que les éléments rapportés par le quotidien montréalais ne sont pas du « même niveau » que ceux évoqués dans les autres cas qui font les manchettes depuis 48 heures.

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