Les bonnes nouvelles se dénombrent au compte-gouttes dans le giron du Canadien de Montréal (20-22-6) cette saison, faute de succès sur la patinoire. L'ascension de Nicolas Deslauriers se retrouve dans cette catégorie.

Un texte de Félix St-Aubin

Le directeur général Marc Bergevin peut désormais ajouter l'acquisition du Québécois aux prises mineures qui lui ont été salutaires. Phillip Danault, au moyen d'une transaction, et Paul Byron, récupéré au ballottage, font entre autres partie du lot.

Affirmer que Deslauriers connaît actuellement les meilleurs moments de sa carrière de hockeyeur est un euphémisme.

Ses statistiques offensives parlent d'elles-mêmes. Depuis qu'il défend les couleurs du CH, l'imposant attaquant a amassé 7 buts et 3 passes en 28 matchs (moyenne : 1 point aux 2,8 duels). Auparavant, avant de mettre les pieds à Montréal, il avait enregistré 30 points, dont 12 réussites, en 211 rencontres (moyenne : 1 point aux 7,03 duels).

Deslauriers a d'ailleurs surpassé son plateau personnel de 6 buts, réalisé en 70 rencontres durant la saison 2015-2016, mardi soir lors de la rare visite de l'Avalanche du Colorado au Centre Bell.

Son enthousiasme sur la glace, un élément noté et bien apprécié par Claude Julien, se traduit notamment par la haute estime qu'il voue au Tricolore.

« Je trouve que mon jeu va de mieux en mieux chaque match, a-t-il poursuivi. J'essaie de me concentrer pour ne pas trop changer mon style de jeu. Il faut que je fasse ce qui me fait produire présentement, c'est-à-dire me placer devant le filet et finir mes mises en échec. C'est du bonus ce qui arrive. »

La robustesse de Deslauriers est la composante de son jeu qui lui permet de se démarquer de ses homologues. Ses 120 mises en échec distribuées à gauche et à droite en 28 confrontations lui confèrent une moyenne de 4,3 par match, un sommet dans le circuit Bettman.

« Si je peux faire 15 ou 20 mises en échec par rencontre, je vais essayer de le faire. C'est ce que j'apporte, a expliqué l'ailier gauche. C'est le fun d'entendre une statistique comme ça, on va essayer de l'améliorer. »

L'éthique de travail du lauréat de la Coupe Molson au mois de décembre impressionne grandement son supérieur. Deslauriers assure que cette caractéristique émane du nid familial.

Cette ardeur se remarque également dans ses célébrations. L'effervescence du moment lorsque Deslauriers fait scintiller la lumière rouge l'emporte et le galvanise d'une énergie insoupçonnée. « Je deviens un peu trop émotif quand je marque », a-t-il admis, sourire aux lèvres.

« Ce matin, son objectif était de rester debout après avoir marqué un but », s'est moqué Julien, faisant référence à la chute de son protégé à la suite de son but contre l'Avalanche.

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