Si l'on fait exception de l'isolement du quart Rakeem Cato à l'entraînement mercredi midi, les Alouettes de Montréal ont montré un visage uni sur le terrain du parc Hébert.

Sauf que voilà, Cato, promu de facto quart partant de l'équipe après l'échange de Kevin Glenn dimanche, lorsqu'il ne participait pas aux exercices, discutait avec son coordonnateur à l'attaque, Anthony Calvillo, à l'écart du groupe.

C'est plutôt rare de voir le meneur de l'attaque loin de son groupe de receveurs, et c'est une première pour Cato cette saison.

Visiblement, il y a encore de la tension entre le quart des Moineaux et le receveur étoile Duron Carter à la suite de leur bousculade mardi.

Cato a insisté sur un point qui lui est cher depuis quelques jours : le respect.

« Tout le monde doit adhérer au système. Une seule personne ne peut pas se croire plus importante (big) que le système. Si tu as ça dans ton équipe, tu te retrouves où on est présentement », a-t-il dit.

Ladite personne n'a pas été clairement identifiée par le quart, mais disons que les indices pointent en direction de Carter.

« Ce n'est pas une question de respect, a déclaré celui-ci en référence à l'altercation de la veille. Pour ma part, je l'obtiens en jouant. »

« Il a été placé dans une mauvaise situation dès le départ. Avec l'échange, il est peut-être un peu à fleur de peau, peut-être un peu mal conseillé, mais c'est tout », a conclu le receveur.

La confiance de l'équipe

L'attaque a-t-elle confiance en son nouveau pilote? La question méritait d'être posée à la lumière des récents événements.

« Il a la confiance de tout le monde, a tranché le Québécois Samuel Giguère. Ce qui se passe sur le terrain et ce qui se passe à l'extérieur du terrain, ce sont deux choses différentes. Sur le terrain, tout le monde a confiance en lui, tout le monde connaît son potentiel et on croit en lui pour nous apporter une victoire. »

C'est aussi l'avis de l'entraîneur Jim Popp qui confiera l'attaque à Cato pour une deuxième rencontre d'affilée après le match à Vancouver vendredi dernier.

Le manque de ressources à l'avant est largement responsable de la piètre fiche de 3-8 des Alouettes cette saison.

« Nous marquons seulement 15 points en moyenne. Nous devons trouver le moyen d'être meilleur à l'attaque. Nous devons donner des chances à nos joueurs », s'est expliqué Popp.

Et ces écarts de conduite de ses joueurs sont aussi attribuables à la mauvaise fiche de son équipe, croit l'entraîneur.

Sans Glenn, les Alouettes y croient toujours

« Nous n'avons pas lancé la serviette. Ça n'a rien à voir avec Kevin (Glenn). On fait des changements, on a fait des changements avec le groupe de receveur, nous en avons fait sur la ligne offensive », a spécifié Popp.

Même si les visages sont longs en quittant l'entraînement, les joueurs répètent à qui veut bien l'entendre que les chances de faire les séries existent toujours.

Avec deux matchs contre les Tiger-Cats, dont celui de vendredi à Hamilton, et un autre contre les Argonauts d'ici la fin de la saison, elles existent en effet, mais les Alouettes se tiennent sur le fil du rasoir.

Ça prendra certainement un peu d'unité au sein de la grande famille pour renverser la vapeur.

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