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L’équipe du Québec à la conquête du Championnat du monde d’Ultimate

Fières, unies, vaillantes. C'est ce qu'on peut lire sur le chandail de l'Iris, l'équipe féminine d'Ultimate du Québec qui participera au Championnat du monde des clubs de Cincinnati, en Ohio, dès samedi.

Un texte d'Alexandra Piché

Actuellement 10es au classement mondial, les représentantes de la province visent une place parmi les 8 meilleures équipes de ce tournoi qui en comptera près de 150 en provenance plus de 30 pays.

Disputé aux quatre ans, cet événement est la compétition d’Ultimate la plus relevée.

« Nous pensons que c’est un objectif réaliste. Nous avons vaincu l’équipe torontoise plus tôt cette saison et elle est classée huitième au monde. Nous espérons au moins faire mieux que ça », affirme Julie Landry, l’une des membres de l’Iris.

Les quatre meilleures équipes en lice proviennent toutes des États-Unis, là où l'Ultimate est né. Les formations colombiennes, japonaises et canadiennes seront aussi à surveiller.

« Les États-Unis sont la puissance mondiale. Ça se développe rapidement, mais c’est normal parce que notre sport est jeune et qu’il provient de là », indique Landry.

Unir les forces

L’Iris a vu le jour il y a quatre ans afin de réunir les meilleures joueuses de la province au sein d’une même formation. Cette année, ses athlètes proviennent autant de Montréal que de Québec, Trois-Rivières, Sherbrooke et même de la Gaspésie. Elles ont été sélectionnées au terme d’essais ouverts à toutes et organisés à chaque début de saison.

Les joueuses s’entraînent plusieurs fois par semaine dans leur ville respective, puis se rencontrent une à deux fois par mois pour élaborer des stratégies et apprendre à jouer ensemble.

Comment créer une chimie d’équipe en habitant à des centaines de kilomètres les unes des autres?

« On fait de petites aventures, comme on aime les appeler. On va faire du camping, on organise des soirées. On fait toutes sortes d’événements pour bâtir un esprit de groupe. On est extrêmement soudées. L’Iris, c’est comme une deuxième famille », explique Julie Landry.

L’esprit sportif au cœur du sport

Si vous cherchez l’arbitre sur un terrain d’Ultimate, vous n'en trouverez pas. Les joueurs doivent s’entendre entre eux pour faire respecter les règlements. C’est la grande particularité de ce sport qui mise sur l’esprit sportif.

« Si une joueuse se fait fauter, elle déclare elle-même la faute. Son adversaire peut accepter ou contester la demande. Si elle prétend ne pas avoir commis le geste qui lui est reproché, on s’en remet aux joueuses à qui nous avons attribué le titre de capitaine de l’esprit du jeu pour rendre une décision », explique Landry.

Dans les compétitions internationales, un observateur neutre est placé à l’extérieur du terrain. Il n’a cependant pas de pouvoir décisionnel. Si les joueuses n’arrivent pas à s’entendre sur une situation, il donne son point de vue, mais ce sont les équipes qui prennent la décision finale.

Les femmes d’abord

Bien que le sport peut être disputé dans des catégories mixtes, Julie Landry croit que les femmes ont plus d’occasions de se faire valoir lorsqu’elles jouent dans une équipe entièrement féminine.

« Je dirais qu’au niveau mixte, les hommes prennent beaucoup plus de place sur le terrain, donc les filles ont moins de chances de se développer, soutient-elle. La stratégie est différente. Le jeu long est beaucoup plus difficile pour les filles parce que les gars vont couvrir ça. »

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