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L'ex-maire Applebaum demande l'arrêt des procédures

Accusé de fraude, de complot et d'abus de confiance, notamment, l'ancien maire de Montréal, Michael Applebaum, réclame l'arrêt des procédures en raison de leur lenteur. Arrêté en juin 2013, M. Applebaum attend toujours son procès. 

L'enquête préliminaire a eu lieu le printemps dernier et il était prêt pour le procès lorsque le procureur de la Couronne s'est retiré du dossier. En conséquence, son procès ne devrait pas commencer avant septembre 2017. 

L'ancien maire de Montréal et de l'arrondissement Notre-Dame-de-Grâce-Côte-des-Neiges a démissionné en juin 2013 après son arrestation pour des gestes qu'il aurait commis entre 2006 et 2011.

La Charte canadienne des droits et libertés garantit à tous les citoyens le droit d'être jugé dans un « délai raisonnable », sans définir davantage le concept.

La voix brisée et essuyant quelques larmes à l'occasion, M. Applebaum a plaidé que la lenteur des procédures affectait sa vie sur le plan familial, financier, social, ainsi que médical.

M. Applebaum a affirmé ne plus être en mesure d'exercer sa profession d'agent immobilier indépendant. Les accusations qui pèsent contre lui minent la confiance des gens à son endroit, se plaint-il.

« Tous les médias étaient présents lors de mon arrestation, déplore M. Applebaum. C'est une déchéance. La perception est que je suis coupable tant que je n'aurai pas été acquitté, poursuit-il. Il est difficile de sortir en public au quotidien. »

La Couronne s'est opposée à l'arrêt des procédures, affirmant que M. Applebaum n'avait pas été en mesure de prouver que les délais depuis son arrestation lui posaient préjudice.

Le juge Robert  Marchi s'est adressé aux deux parties en leur demandant, sans faire de promesse, si elles étaient d'accord à ce que le procès se déroule cet automne, si des dates étaient disponibles.

Le juge Marchi a pris la cause en délibéré et rendra sa décision le 28 juin

M. Applebaum avait été désigné maire intérimaire de Montréal fin 2012, en remplacement de Gérald Tremblay, qui avait remis sa démission dans la foulée de révélations embarrassantes sur son administration à la commission Charbonneau.

Saulie Zajdel et Jean-Yves Bisson, respectivement ancien conseiller municipal et ancien haut fonctionnaire dans l'arrondissement Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce, avaient été arrêtés en même temps que lui. Ils ont tous les deux réglé leur dossier depuis.

Les deux hommes ont plaidé coupables à des accusations de corruption et d'abus pour M. Zajdel et de corruption pour M. Bisson. Le premier doit respecter une ordonnance de probation de 18 mois, période durant laquelle il devra effectuer 240 heures de travaux communautaires. Il devra aussi verser 10 000 $ à divers organismes.

Quant à M. Bisson, il a écopé d'une peine de prison de neuf mois à purger dans la collectivité, assortie d'une période de probation de 18 mois.

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