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L'heure de la revanche au Grand Prix de Montréal

Deux jours après le Grand Prix de Québec, remporté vendredi par le Colombien Rigoberto Uran, le Grand Prix de Montréal offrira dimanche la possibilité aux battus de prendre leur revanche sur les pentes du mont Royal.

Tous ces coureurs, dominés par Uran qui a pris son envol dans le dernier kilomètre, devront s'employer sur un parcours exigeant, au dénivelé supérieur à celui de Québec (3893 m contre 2976 m), et proposant des côtes plus longues, mais moins raides.

« Je préfère les côtes abruptes de Québec, mais Montréal me convient aussi très bien », prévient le Belge Philippe Gilbert qui n'avait pu concrétiser vendredi la belle course de son équipe BMC et qui avait fini 7e.

L'ancien champion du monde ne sera pas le seul revanchard candidat à la victoire. Deuxième vendredi, l'Australien Michael Matthews prévient qu'il sera « devant ».

« Mes jambes répondent bien en ce moment, ce serait super de concrétiser cet état de forme par un résultat », note le coureur de l'équipe Orica-GreenEdge.

Troisième sur la Grande Allée, le Norvégien Alexander Kristoff est moins optimiste, estimant que le parcours lui est peu favorable.

Trois montées viennent durcir la course, disputée en circuit (17 tours de 12,1 km, soit 205,7 km) : la côte Camillien-Houde (1,8 km à 8 % de moyenne au km 2), la côte de la Polytechnique (780 m à 6 % de moyenne dont 200 m à 11 % au km 6) et la bosse de l'avenue du Parc (560 à 4 % à l'approche de l'arrivée).

L'an passé, l'Australien Simon Gerrans s'était imposé en puncheur, réalisant un doublé après son succès 48 heures plus tôt à Québec. En 2013, c'est le Slovaque Peter Sagan qui l'avait emporté. Preuve que pour gagner sur les hauteurs de Montréal, il faut être capable de passer les bosses puis de sprinteur.

Les candidats à la victoire seront donc identiques à ceux de vendredi. Et l'on risque fort de retrouver les mêmes équipes aux avant-postes.

Etixx-QuickStep, auréolée du succès d'Uran, pourra toujours miser sur le Français Julian Alaphilippe et le champion du monde polonais Michal Kwiatkowski, tous deux très en jambes vendredi au contraire d'un Tom Boonen plus en retrait.

Les BMC (Gilbert et Greg Van Avermaet), les AG2R (Romain Bardet et Alexis Vuillermoz), les Lampre (Rui Costa et Diego Ulissi) et les Giant (Warren Barguil et Simon Geschke) devraient de nouveau montrer le maillot.

Sans oublier le Néerlandais Robert Gesink, victorieux de l'épreuve inaugurale en 2010, et le Canadien Ryder Hesjedal, 3e en 2010 et 2013.

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