C'est une ritournelle familière aux oreilles des joueurs des Alouettes. Remporter le prochain match, en l'occurrence contre les Argonauts de Toronto dimanche, sera primordial si Montréal espère toujours se qualifier pour les séries éliminatoires.

Ce n'est pas tout à fait le jour de la marmotte, mais presque. Depuis le matin du 27 août, les Alouettes répondent sensiblement toujours aux mêmes questions.

Cette défaite vient-elle de porter un coup décisif à vos chances? Comment se sortir de cette mauvaise passe? Jim Popp est-il l'homme de la situation derrière le banc?

Certes, quelques réponses ont été apportées. Le président Mark Weightman a intimé à Popp de se concentrer sur ses fonctions de directeur général et a promu Jacques Chapdelaine au poste d'entraîneur-chef, lui qui a disputera son premier duel dans ses nouvelles fonctions dimanche.

Même si Montréal n'a pas signé un gain dans la Ligue canadienne de football (LCF) depuis belle lurette, une victoire impressionnante de 43-19 contre le Rouge et Noir d'Ottawa le 19 août dernier, et a encaissé quatre défaites d'affilée entretemps, même si leur fiche de 3-9 est la pire de la Division est et presque aussi médiocre que le dossier de 3-10 de la Saskatchewan, malgré tout, les chances de participer aux séries subsistent.

Les Moineaux doivent se hisser au 3e rang dans l'Est, place qu'occupe Toronto présentement, d'où l'importance cruciale du duel disputé au stade Percival-Molson en fin de semaine.

Avec une victoire dimanche, les Alouettes s'approcheraient à une victoire des Argos avec un match en main.

Un congé qui tombe à point nommé

Il y a tout juste deux semaines, plus rien n'allait chez les Alouettes qui traversaient peut-être la pire crise depuis leur retour dans la LCF en 1996.

Des joueurs critiquaient Popp sous le couvert de l'anonymat. Des membres de la direction réclamaient sa tête, selon certains médias. Popp aurait également jeté au visage de sa troupe que certains d'entre eux iraient vendre de la drogue sur le coin d'une rue aux États-Unis s'ils ne s'amélioraient pas.

Disons que la pause d'une semaine était la bienvenue.

Elle aura possiblement donné le temps à Chapdelaine, confirmé dans ses fonctions de façon intérimaire, la chance à la fin de l'année de convaincre la direction qu'il mérite le poste permanent, d'imposer sa vision.

Le premier entraîneur québécois de l'histoire de l'équipe a parlé de structure, de changements à l'attaque, d'intensité.

Déjà, la séance d'entraînement, jeudi, avait meilleure allure. Chapdelaine n'hésitait pas à apporter des correctifs, suspendre les séquences à l'attaque, prodiguer ses explications et renvoyer ses joueurs au livre de jeux.

Reste à voir si le message passera.

Il reste 6 matchs à la saison, mais seulement deux contre des rivaux directs. Outre les Argonauts, les Alouettes se mesureront aux Tiger-Cats de Hamilton lors du dernier match de l'année.

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