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L'homme qui a semé la terreur à Saint-Lin restera détenu

La Couronne s'est opposée mercredi à la remise en liberté de Jeffrey Bercy-Philogène, qui a semé la terreur dans un quartier paisible de Saint-Lin-Laurentides ces dernières semaines.

L'homme de 26 ans, originaire de Montréal, devra demeurer incarcéré jusqu'à la tenue de son procès, dont la date n'a pas encore été fixée.

Il fait l'objet d'accusations de vol qualifié, d'extorsion, de harcèlement, de méfait, et de non-respect des conditions. Il semble qu'il se trouvait en liberté sous certaines conditions, en raison de méfaits déjà commis.

À la suite de l'enquête sur sa remise en liberté, qui se tenait hier au palais de justice de Joliette, le tribunal a tranché en faveur de la Couronne.

« En raison des antécédents judiciaires de monsieur, ainsi que de la gravité des infractions commises, le ministère public considérait qu’il y avait un risque de récidive élevé », a indiqué la procureure de la poursuite, Lydia Henri-Pelletier.

Un quartier dans l'angoisse

Le 19 juillet dernier, Jeffrey Bercy-Philogène avait pointé une arme vers une dame d'une soixantaine d'années alors qu'elle sortait de chez elle, sur la rue Clermont, pour aller travailler. Il lui avait ainsi volé son sac à main avant de prendre la fuite.

Dans les jours suivants, la dame avait reçu plusieurs appels insistants de l'accusé, qui lui demandait de l'argent en échange du retour de ses effets personnels.

M. Bercy-Philogène est aussi retourné à la résidence de la dame pour lancer des pierres à ses fenêtres.

Le bruit des fenêtres fracassées et le va-et-vient de l'individu avaient alerté le voisinage.

« Aux deux jours, il a commencé à l’appeler, à la harceler : ''Si tu veux tes choses, tu vas devoir me donner de l’argent''. Chaque fois, elle devait aller faire une déposition au poste de police. Par la suite, c’est le bris de la fenêtre. Aux deux jours aussi, pratiquement toujours à la même heure », a indiqué une voisine qui a demandé à garder l'anonymat, craignant pour sa sécurité.

Ces méfaits se sont poursuivis jusqu'au 27 juillet, lorsque les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) ont reconnu la voiture du jeune homme et ont procédé à son arrestation.

On ignore encore pourquoi l'accusé s'en est pris à cette dame en particulier.

La SQ étudie toutefois une hypothèse selon laquelle le jeune homme aurait voulu cambrioler la bijouterie où travaille la dame. Il l'aurait suivie de la bijouterie jusqu'à chez elle, et aurait cherché à obtenir les clés du commerce en lui volant son sac à main.

Avec les informations de Karine Bastien

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