Les joueurs de l'Impact de Montréal commencent à trouver le temps long avant le premier choc contre le Toronto FC en finale de l'Est.

Un texte de Jean-François Chabot

Si plusieurs ont hâte de renouer avec l'action, la plupart des joueurs ont le temps de se préparer mentalement pour l'un des plus grands rendez-vous de la courte histoire montréalaise en MLS.

Le duel annoncé face au Toronto FC occupe les pensées sur une base constante. On essaie de maintenir la forme en attendant le retour de ceux qui, comme Laurent Ciman, ont été appelés à défendre leur équipe nationale respective.

L'automne avait clairement cédé le pas à l'hiver, vendredi matin au centre d'entraînement de la rue Notre-Dame. Assisté d'une bise bien sentie, le froid laissait paraître ses premiers crocs. Si la vaste majorité des joueurs de l'Impact portant survêtements longs, tuques, cagoules et gants, Harry Shipp faisait figure de folle exception en culotte et manches courtes.

Outre ceux qui étaient encore aux côtés de leurs compatriotes, seul Ignacio Piatti manquait à l'appel. Ce dernier avait obtenu une permission spéciale pour motifs familiaux de la part de l'entraîneur Mauro Biello.

Un autre Argentin, Andrés Romero, a fait une surprise à ses coéquipiers en se joignant à eux pour la première fois depuis son opération au genou au mois d'août. Il n'est toutefois pas question d'un retour au jeu, mais d'une présence et d'un appui moral.

Deuxième chance

Le gardien Evan Bush et le défenseur Hassoun Camara ont ceci en commun : ils avaient tous deux raté la finale de la Coupe des Champions CONCACAF contre le club mexicain América.

Bush en avait été exclu à la suite d'une accumulation de cartons jaunes, tandis que Camara avait été tenu à l'écart à la suite d'une blessure subie lors du match aller.

Tous sont évidemment heureux d'avoir une seconde chance de prendre part à un match d'envergure au Stade olympique, le 22 novembre.

« Clairement, je le prends comme ça. J'étais très déçu d'avoir raté le match retour de la finale. C'est un bel événement à vivre devant nos partisans (déjà plus de 40 000 billets vendus). J'aurai à cœur d'y être. De ce point de vue, c'est une belle revanche pour moi », a lancé Camara.

Avant même le premier coup de sifflet le 22 novembre, Evan Bush, Laurent Ciman et Johan Venegas auront chacun une épée de Damoclès au-dessus de leur tête. Comme ils ont écopé d'un carton jaune lors du dernier match contre les Red Bulls, ils pourraient rater le match retour contre le Toronto FC s'ils en recevaient un autre.

« Quand il y a des matchs de haute volée comme ça, c'est un facteur à prendre en compte. On sait que c'est collectivement qu'on va y arriver si on veut aller au bout. S'il y a un carton jaune à prendre sur le terrain, on le prendra en sachant que quelqu'un d'autre pourra faire le travail au match retour », a expliqué Camara.

Un autre grand défi

La rivalité Montréal-Toronto ne suscite pas la haine de l'adversaire, mais plutôt un grand respect pour un rival que l'on sait bien nanti.

Interrogés sur les principales différences entre les Red Bulls de New York et le Toronto FC, Bush et Camara semblaient assez unanimes.

Si les New-Yorkais offrent un meilleur jeu d'ensemble, la formation torontoise est beaucoup plus imprévisible sur des actions dont sont capables Jozy Altidore et surtout Sebastian Giovinco.

« Le Toronto FC est une équipe qui ressemble finalement à New York, mais il possède des joueurs beaucoup plus tranchants et beaucoup plus dangereux. Je respecte beaucoup Giovinco et Altidore, des joueurs qui, pour moi, font partie des trois ou quatre meilleurs de la ligue, capables de faire la différence à tout moment », a estimé Camara.

Pour Bush, la nuance se situe ailleurs.

« Il y a de grandes différences. Voilà deux excellentes équipes qui viennent de connaître de très bonnes saisons. Nous savions que New York allait appliquer une pression constante. Contre Toronto, même quand on les a affrontés sur leur terrain, ils attendaient les ouvertures. Je pense qu'ils voudront faire les choses autrement cette fois-ci. »

Bush conclut en rappelant que l'Impact et le Toronto FC avaient remporté des victoires l'un contre l'autre en cours de saison et que les équipes avaient beaucoup changé depuis.

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