« Il est impossible à arrêter. » Le constat de Dominic Oduro est réaliste. Surtout, il traduit l'ampleur de la tâche qui attend l'Impact avec la visite de Sebastian Giovinco au stade Saputo samedi.

Un texte d'Olivier Arbour-Masse

La « Fourmi atomique » s'amène en ville avec le Toronto FC sur ses épaules. L'attaquant italien a compté quatre des six buts de son club cette saison. Il a réussi les passes décisives sur les deux autres.

« Il est le moteur de l'équipe, poursuit Oduro. On doit trouver une façon de le ralentir. C'est la clé. Une fois qu'on a limité ses habilités à créer des chances et de l'espace et à distribuer des ballons, on devrait être correct. »

L'Impact a son plan. Il est top secret, aux dires d'Oduro. Il reste à peaufiner, à en croire Evan Bush, qui n'a pas fini d'étudier les séquences vidéo du joueur par excellence de la MLS en 2015.

« En transition, ils le cherchent. Sur les jeux arrêtés, le ballon lui revient », constate le gardien montréalais.

Un poids plume qui pèse lourd

Personne n'a eu autant d'impact offensif sur son club que Giovinco la saison dernière.

Ses 22 buts l'ont placé en tête du championnat, à égalité avec Keï Kamara. Il a ajouté 16 passes, un sommet. Il a directement participé à 38 des 58 buts des Torontois, soit les deux tiers.

Contre l'Impact, il a fait bouger les cordages deux fois et a servi quatre passes décisives en six matchs.

L'Impact devra également se méfier de Jozy Altidore, auteur de 13 buts en 2015. L'Américain a disputé son premier match complet la semaine dernière après s'être blessé au camp d'entraînement.

Le Bleu-blanc-noir a lui aussi ses têtes d'affiche, et elles ont connu un franc succès contre Toronto durant les deux affrontements cruciaux de la fin octobre 2015.

Drogba a marqué deux buts et Piatti a servi deux passes au dernier match de la saison pour permettre à l'Impact de disputer le match de barrage éliminatoire au stade Saputo. Durant ce match, Drogba a ajouté un but et Piatti, un but et une passe, pour permettre à l'Impact de se rendre en demi-finale de l'Est.

Oduro lance les premières flèches

Avec ces grandes émotions vécues l'an dernier, l'entraîneur-chef Mauro Biello s'attend à un match corsé. De quoi plaire à Dominic Oduro.

« C'est bon pour la ligue, l'équipe et les partisans », fait valoir le Ghanéen, qui anticipe avec bonheur les joutes verbales. 

Les deux équipes se connaissent pour s'être affrontées six fois l'an dernier, toutes compétitions confondues (3-3). Mais le visage des deux formations a considérablement changé, tant par l'addition de Drogba au cours de la dernière saison que par l'ajout de Drew Moor pour stabiliser la charnière centrale.

« Ils ont changé leur style de jeu, dit Biello. Ils mettent l'accent sur leur défense, qui joue en bloc serré. On s'attend à une équipe qui ne donnera pas beaucoup d'espace. »

Les Torontois n'ont accordé que cinq buts en six matchs, tous disputés à l'étranger.

« Ils n'ont pas affronté une équipe avec notre dynamisme, plaide Oduro. Notre attaque est mortelle avec le retour de Drogba et Piatti en forme. Ils verront une équipe améliorée et affamée. »

« Je crois qu'ils nous respectent. Ils devraient. S'ils ne le font pas, ils ont un problème », tranche Oduro, question de préparer comme il se doit le premier chapitre 2016 de la rivalité Toronto-Montréal.

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