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L'Impact présente son nouveau milieu de terrain Alejandro Silva

Le nouveau milieu de terrain de l'Impact de Montréal, Alejandro Silva, n'a « pas douté » lorsque l'occasion de se joindre au club canadien s'est présentée. Il a qualifié de « beau défi » son passage de l'Argentine à l'Amérique du Nord.

Un texte de Julien Lamoureux

L'entraîneur-chef Rémi Garde et le directeur technique Adam Braz ont présenté la nouvelle pièce de leur puzzle aux médias, mercredi matin, au Centre Nutrilait. Silva a ensuite parlé, en espagnol, aux journalistes présents.

« Je me sens bien physiquement, j'ai joué plusieurs rencontres en Argentine [avec le club de Lanús, NDLR]. Je me sens prêt », a-t-il indiqué, une heure avant d'affronter le froid mordant du printemps québécois pendant un entraînement extérieur.

« Il est un bon joueur, il a des capacités pour être dangereux dans le tiers offensif », a analysé Braz, tout en rappelant qu'un temps d'adaptation est nécessaire.

Mardi, Garde avait vanté la polyvalence de celui qui portera le no 9. « J'ai joué à droite plus souvent, mais je suis à l'aise aussi à gauche et au centre », a confirmé le joueur de 28 ans, qui sera rejoint au pays par sa femme et son fils lorsqu'il se sera installé en ville et adapté à la vie d'ici.

Par la suite, il pourrait rester à Montréal jusqu'en 2020, au minimum, puisqu'il a signé un contrat de trois ans avec l'Impact. « Un, deux, trois ans... le plus important c'est de jouer. C'est quelque chose que je voulais, alors quand on m'a offert trois ans, il n'y avait pas de question à se poser », a assuré Silva.

« On avait un œil sur cette transaction, et sur une autre bientôt [celle de Rudy Camacho, qui devrait se confirmer sous peu, ndlr], a déclaré le directeur technique de l'IMFC. C'était important pour Rémi d'ajouter des joueurs à la formation. C'est bien qu'on ait pu finaliser l'entente. »

Il ajoute que l'arrivée de Silva se produit à un moment opportun, puisque l'équipe ne joue pas en fin de semaine, ce qui permettra au joueur de se familiariser avec sa nouvelle équipe afin d'être prêt à affronter Seattle, dans une dizaine de jours.

Camacho et le problème des places internationales

Silva prendra la neuvième et dernière place de joueur international disponible pour l'Impact. Celle-ci a été acquise dans une transaction avec les Earthquakes de San José et a été laissée vacante par Zakaria Diallo lorsqu'il s'est blessé à long terme, en février, à l'entraînement.

Ainsi, lorsque l'entente entre l'Impact et le club de Waasland-Beveren pour le transfert du Français Camacho sera complétée, l'équipe montréalaise devra se démener pour acquérir une nouvelle place internationale ou pour se départir d'un joueur qui est sur cette liste.

« On travaille, je travaille fort là-dessus », a assuré, sourire en coin, Braz.

Aux États-Unis, des équipes de la MLS ont réglé le problème de la rareté des places de joueur international en faisant des démarches pour obtenir la « green card » (résidence permanente) à certains de leurs joueurs. Au Canada, toutefois, les délais sont plus longs, et Toronto, Vancouver et Montréal sont donc désavantagées.

« On a des discussions avec la ligue [à ce sujet]. On espère pouvoir continuer ces discussions pour changer certaines choses », a dit le directeur technique, sans s'étendre sur les modifications aux règlements qui pourraient être apportées.

Braz a ajouté qu'il faut avant tout que le joueur concerné soit intéressé par cette manœuvre.

Par ailleurs, il a démenti toutes rumeurs concernant une présumée offre que l'Impact aurait faite au Revolution de la Nouvelle-Angleterre concernant le milieu américano-vietmanien Lee Nguyen.

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