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L'Impact présente Taïder, Vargas et ses nouvelles acquisitions

Comme le symbole d'une nouvelle ère qui s'ouvre, le jeune retraité Patrice Bernier a remis son dossard numéro 8 au joueur désigné fraîchement arrivé à l'Impact, Saphir Taïder. L'Algérien a rencontré les médias montréalais pour la première fois, lundi, et il a affiché une des qualités que les partisans du Bleu-blanc-noir ont toujours reconnues à leur ancien capitaine : l'ambition.

Malgré toute sa bonne volonté, Taïder, à 25 ans, n’a pas encore remporté de titre majeur. Il entend remédier à la situation.

« Je n’en ai pas eu la chance jusqu’à maintenant, et je viens pour en gagner, pas pour me dire que je suis en MLS et que ça se passe bien, a indiqué Taïder. Je veux gagner le championnat, voilà. Ça passe par un travail quotidien, des remises en question. La MLS n’est pas plus facile qu’ailleurs. »

Arrivé de Bologne, le nouveau venu a pris part à 62 rencontres avec la formation italienne depuis 2015, dont 53 à la suite d'un prêt, et a touché la cible à 3 reprises. Il s'est entendu avec l'Impact pour une durée de trois ans, ce qui comprend un prêt d'une durée de deux ans en provenance de Bologne, et une année d'option.

S’il admet que la MLS est une ligue « beaucoup moins tactique qu’en Italie », comme le lui a soufflé l’ancien Montréalais Blerim Dzemaili, Taïder sait aussi que la charge physique sera beaucoup plus élevée. Son nouvel entraîneur, le Français Rémi Garde, le sent mûr pour ce défi, et le joueur acquiesce.

« Les joueurs sont bien préparés physiquement, a reconnu Taïder. [Dzemaili] m’a dit que, si j’étais bien physiquement et que je travaillais bien, j’allais prendre du plaisir. »

Dans ses conversations avec son nouveau numéro 8, Garde a senti une adhésion à son projet de jeu. Taïder, formé en France, croit fermement être doté du même bagage footballistique et avoir reçu la même éducation que son patron.

Ce dernier se réjouit par ailleurs de pouvoir compter sur un milieu de terrain polyvalent, dans la force de l’âge, qui peut adopter différents rôles dans de nombreux systèmes de jeu.

« Lentement, mais sûrement, la perception du défi de la MLS change pour les Européens, a expliqué Garde. Il était auparavant plus simple de convaincre les joueurs plus vieux, qui finissaient leur carrière. Mais, vue de l’Europe, la MLS grandit, maintenant. Et ce défi est tout nouveau pour les jeunes de 25 ou 26 ans. Ils savent qu’ils auront l’occasion de découvrir quelque chose de nouveau, et Saphir vient ici pour gagner des trophées. »

Le Chilien Jeisson Vargas se joint à l'Impact

Le club a profité de cette occasion pour présenter aux médias le gardien Clément Diop et les défenseurs Zakaria Diallo, Michael Petrasso et Jukka Raitala ainsi que le milieu de terrain Raheem Edwards, tous acquis cet hiver.

Une surprise attendait aussi les fidèles de l'Impact : la présence du milieu de terrain offensif chilien Jeisson Vargas, dont le club avait annoncé l'acquisition plus tôt en après-midi.

Vargas s'est entendu avec le club montréalais sur un contrat d'un an avec deux années et demie d'option.

« Jeisson est un jeune joueur doté d'un potentiel très intéressant. Il m’a été recommandé par Nick De Santis dès mon arrivée au club et j’ai rapidement validé sa venue, a déclaré l’entraîneur-chef de l’Impact, Rémi Garde. Il possède de réelles qualités de percussion et de tir. Il peut évoluer dans différentes positions en attaque ».

Vargas, âgé de 20 ans, a récolté 8buts et 5passes décisives en 40matchs de première division chilienne avec le club Universidad Católica, de 2014 à 2017.

Sur la scène internationale, Vargas a été convoqué par l'équipe nationale du Chili en 2016 pour des matchs de qualification pour la Coupe du monde de la FIFA face à l'Argentine et au Venezuela, sans toutefois jouer.

Diallo prêt faire prendre la relève de Ciman

L’arrière central français Zakaria Diallo, tout juste arrivé de Brest, en Ligue 2 française, devrait être appelé à devenir le nouveau meneur de la ligne défensive montréalaise.

Ce rôle, c’est Laurent Ciman, maintenant parti à Los Angeles, qui l’a occupé pendant trois saisons. Le jeu des comparaisons? Ça ne fait pas peur à Diallo.

« J’entends beaucoup parler de lui, Laurent Ciman, a reconnu Diallo en révélant un sourire partiellement métallique. Apparemment, c’était un dieu ici, d’après ce que j’entends. Tant mieux! Je suis prêt à relever ce défi. Vous allez voir, bientôt. Vous allez voir. Je ne m’inquiète pas. »

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