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L'Impact pressé d'oublier New York... et a une pensée pour les Bleus

Prendre trois buts dans la dernière demi-heure de jeu et perdre 3-0 n'est jamais bon pour une équipe de soccer. Heureusement pour l'Impact de Montréal, la confiance bâtie dans les dernières semaines et le calendrier chargé lui permettront de passer vite à autre chose.

Un texte de Simon Cremer

Battu mercredi sur la pelouse du Yankee Stadium, l’Impact doit déjà se concentrer sur la visite des Earthquakes de San José samedi soir.

« On est habitués à gagner, a dit Saphir Taïder, jeudi, en référence à la séquence de quatre victoires de l’Impact qui a pris fin à New York. On a beaucoup de matchs ce mois-ci. On n’a pris aucun point, mais on a une occasion de se reprendre. C’est la meilleure chose pour oublier. »

« On a fait le match qu’on voulait pendant une heure, a tenu à dire l'entraîneur-chef Rémi Garde avant l'entraînement de jeudi. Malheureusement sur le premier but, on a été trop laxistes. On a laissé trop de possibilités aux joueurs de New York d’armer leurs frappes, on s’est ouverts un peu trop dans les espaces, c’était exactement ce que New York recherchait pour partir en contre-attaque et marquer les deux autres buts.

« Une défaite fait toujours mal, parce qu’on est compétiteurs. Elle fait mal, mais il est vrai que la confiance et le moral des troupes ne sont pas écorchés. Je pense que la solution est de vite basculer sur le prochain match. »

Ce prochain rendez-vous est contre l'une des pires formations de la MLS. Les Earthquakes sont derniers dans l'Association de l'Ouest, et n'ont qu'une seule victoire en 10 matchs à l'étranger.

L'Impact ne les prendra pas à la légère pour autant.

« Mieux faire, c’est être plus audacieux, courageux avec le ballon, a lancé Garde. Ils n’ont concédé que quatre buts à domicile, on n’est pas les premiers à se heurter contre eux là-bas. Néanmoins, je pense qu’on peut faire mieux, on doit faire mieux. On doit avoir plus confiance en nous pour déplacer plus le bloc adverse, je veux qu’on trouve ça samedi à domicile. »

L'Impact n'accorde pas vraiment d'importance à la fiche peu reluisante des Californiens (2 victoires, 10 défaites, 6 matchs nuls).

« C’est une équipe qui fermera moins le jeu que le Colorado. Un 4-4-2 avec un entraîneur qui veut voir son équipe jouer, a noté Garde. Il faudra évidemment se méfier, ils ont une paire de joueurs à l’attaque qui est intéressante. Ils seront dangereux, c’est une équipe qui se projette assez vite dans notre moitié. »

L’Impact (8-12-0) occupe la 6e place de l’Association de l’Est, la dernière qui donne accès aux éliminatoires.

Selon Rémi Garde, le défenseur Rudy Camacho sera rétabli et devrait être disponible samedi.

Le Bleu-blanc-noir derrière les Bleus

Les allégeances dans le vestiaire montréalais avant la finale de la Coupe du monde n’ont jamais fait de doute.

« Ce n’était pas difficile de savoir, a dit Garde, le sourire en coin. Je n’ai pas de cousins en Croatie, mais même si j’en avais eu… Voilà! »

Même son de cloche chez Taïder. « Je suis né en France, j’ai joué pour la France jusque pour l’équipe des moins de 21 ans, donc je vais encourager la France », a dit l’Algérien d’origine.

Garde a tout de même montré beaucoup de respect pour l’adversaire croate.

Cela dit, ce seront les Bleus qui ont les meilleures chances de victoire, selon l’entraîneur de l’Impact.

« Je pense que du côté français il y a un peu plus d’expérience. Je crois que la défaite en finale de l’Euro il y a deux ans va les aider. Comme joueur, on a toujours un pronostic, un peu comme le fait le commun des mortels. [Ils pourraient se dire]: "C’est pas le Brésil, c’est la Croatie". Il y a ce risque d’avoir un sentiment de supériorité, mais je crois qu’ils vont éviter le piège. »

Le match aura une saveur encore plus particulière pour Garde, puisqu’il a côtoyé Hugo Lloris, Samuel Umtiti, Corentin Tolisso et Nabil Fekir à l'Olympique Lyonnais (OL).

« Ça me fait chaud au cœur, y compris de voir Hugo faire des arrêts fantastiques, a dit l'entraîneur français. Je me souviens de voir le gardien qu’il était, le gardien qu’il est aujourd’hui. C’est vrai qu’il y a une petite connotation de l’Académie.

« Pour Samuel, il y avait beaucoup de questions à propos de sa taille, finalement il a mis tout le monde d’accord, a-t-il poursuivi. Mes copains lyonnais et moi, ici au stade, on est tous très contents. »

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