À en juger par les propos tenus par les joueurs et l'entraîneur-chef mercredi, il n'y a pas de crise au sein de l'Impact de Montréal.

Un texte de Jean-François Chabot

Si tout le monde reconnaît que l'équipe traverse des moments difficiles, personne n'a encore lancé la serviette quand il est question d'une place dans les éliminatoires.

Que ce soit dans la bouche du capitaine Patrice Bernier, de l'attaquant Ignacio Piatti ou du défenseur Hassoun Camara, personne ne parle de sentiment de panique.

Au lendemain d'une activité d'équipe qui a conduit la troupe à une intense partie de « paintball », les joueurs n'ont pas le moral dans les talons.

Du déjà vu

Certains d'entre eux, comme Bernier et Camara se souviennent de l'effondrement collectif de la saison 2013 sous la férule du Suisse Marco Schällibaum.

Tout comme cette saison, l'Impact avait connu un bon départ avec quatre victoires à ses six premiers matchs. Montréal avait enregistré une flamboyante victoire de 5-0 au stade Saputo contre Houston. Cette année, ça a été 5-1, avec trois buts de Didier Drogba, contre Philadelphie.

Dans les deux cas, la suite des choses s'est avérée plus sombre. Mais là s'arrête la comparaison selon Camara.

« En 2013, nous formions une jeune équipe dans la MLS et nous n'avions pas l'expérience dans le vestiaire pour redresser la situation. Aujourd'hui, il y a un bien meilleur leadership », a lancé Camara, qui a tout de même reconnu que tout le monde n'a peut-être pas ressenti le même sentiment d'urgence au cours des dernières semaines.

Bernier croit que le moment est venu de faire preuve de plus de concentration pour éviter les erreurs, les mauvais débuts de matchs et le soccer de rattrapage.

Défi de taille

De la concentration, il en faudra beaucoup pour revenir de New York et du duel de samedi face aux Red Bulls avec au moins un point en poche.

L'Impact devra ensuite en découdre avec San José (28 sept.) au stade Saputo, puis avec Orlando (2 oct.), avant de revenir à Montréal contre Toronto le 16 octobre. Le onze montréalais va ensuite clore sa saison en Nouvelle-Angleterre le 23 octobre face au Révolution.

C'est justement d'une petite révolution dont a peut-être besoin l'Impact. Mauro Biello a visiblement encore en travers de la gorge le but accordé après seulement 20 secondes de jeu, samedi dernier, contre la Nouvelle-Angleterre.

Il souhaite davantage d'implication et de concentration pour éviter que cela se reproduise.

C'est sans doute pourquoi la quasi-totalité de la séance d'entraînement de mercredi a été consacrée au jeu de transition et aux sorties de zones afin qu'elles soient mieux orchestrées.

Vingt fois sur le métier tu remettras ton ouvrage, écrivait le poète français Nicolas Boileau. Et l'Impact a du pain sur la planche.

Pas étonnant que Patrice Bernier évoque avec bonheur le retournement de situation de l'an dernier. L'Impact avait alors profité du changement d'entraîneur (congédiement de Frank Klopas à la faveur de Biello) et de l'arrivée de Didier Drogba pour renverser la vapeur.

Le capitaine, qui carbure à la pression des matchs de fin de saison, n'aimerait rien de mieux que de la prolonger au-delà d'octobre.

C'est sans doute la raison pour laquelle, et pour la énième fois, il passe outre les histoires entourant son temps d'utilisation et se dit tout simplement prêt à sauter dans la mêlée quand l'entraîneur fera de nouveau appel à lui.

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