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L'Impact s'incline devant le Fire, la pire équipe de l'Est

L'Impact de Montréal a goûté à la colère de ses partisans samedi. Les joueurs ont quitté le terrain du stade Saputo sous les huées de la salle comble de 20 801 spectateurs, après une défaite de 3-0 contre le Fire de Chicago, la pire formation de l'Association de l'Est.

Le Fire (5-11-7) a profité des réussites de Luis Solignac, David Accam et David Polster pour faire la barbe à l'Impact et signer une première victoire à l'étranger cette saison (1-9-2).

Le résultat est d'autant plus gênant que le Fire n'avait pas gagné à ses 36 dernières rencontres en terre hostile, soit depuis juillet 2014.

« J'aimerais m'excuser de ma part et de celle des joueurs pour cette performance », a dit l'entraîneur-chef de l'Impact Mauro Biello en amorçant sa conférence de presse.

« C'était terrible. Terrible, a-t-il ajouté quelques minutes plus tard. Dès le coup de sifflet initial, ils nous ont battus sur chaque ballon [...] C'était une question d'engagement, de détermination. »

Même si l'Impact (8-7-9) comptait sur toutes ses munitions à l'attaque, y compris Didier Drogba qui avait été ennuyé par une gastro cette semaine, les hommes de Biello ont été blanchis pour une cinquième fois cette saison.

Il s'agit d'un quatrième match peu convaincant de suite pour la formation montréalaise, après une nulle et une victoire à l'arraché contre le D.C. United et le Dynamo de Houston, dernier au classement dans l'Ouest, ainsi qu'une humiliante défaite de 3-1 contre les Red Bulls de New York, samedi dernier.

Cinquième dans l'Est et à six points de se retrouver du mauvais côté de la ligne rouge, l'Impact a aussi gaspillé une belle occasion de se réinsérer au sein du groupe de tête de son association.

Biello et les joueurs ont admis qu'il était inquiétant de voir l'équipe connaître un creux de vague à ce stade-ci de la saison.

« C'est dommage. Avec l'équipe qu'on a, on devait être en série calmement, tranquillement, a déclaré le défenseur Laurent Ciman. Là, il va falloir cravacher jusqu'à la fin et commencer à compter. C'est frustrant et dommage pour nous. Et encore plus pour les partisans. »

Biello avait prévenu sa troupe cette semaine qu'elle devait se méfier du Fire et les visiteurs lui ont donné raison.

Le Fire a ouvert la marque dès la 15e minute sur une contre-attaque après un coup de pied de coin montréalais. Accam a amorcé la relance à toute allure et a remis à sa gauche vers Solignac. Ce dernier a mis les freins une fois dans la surface montréalaise pour éviter la glissade de Hernan Bernardello en repli et Donny Toia. Solignac a ensuite battu le gardien Evan Bush avec une belle frappe vers le côté éloigné.

Accam est revenu à la charge trois minutes plus tard. Cette fois, le Ghanéen a décoché une puissante frappe du haut de la surface de réparation, mais Bush a tout juste dévié le ballon contre la barre transversale.

La frustration a commencé à s'emparer de la formation montréalaise. Drogba a reçu un carton jaune pour son insistance à l'endroit d'un juge de touche après un hors-jeu serré contre Hassoun Camara sur une relance.

Le Fire a ensuite porté le coup de grâce à la 73e minute. Michael de Leeuw a profité de l'espace laissé sur le flanc gauche de la défense montréalaise pour s'avancer dans la surface. Il a rejoint Arturo Alvarez en retrait et sa déviation a accroché Accam avant de franchir la ligne des buts.

Complètement abattu, l'Impact ne s'est jamais ressaisi et Polster en a rajouté à la 89e minute.

L'attaque montréalaise a manqué de cohésion pendant toute la soirée. Et quand elle a été en mesure de cogner à la porte, le gardien Sean Johnson a été à la hauteur pour le Fire. Johnson a terminé le match avec cinq arrêts, dont deux sur des coups francs de Drogba.

« Si vous saviez ce qui a été dit dans le vestiaire avant le match, vous ne penseriez pas que nous les avons pris pour acquis. Mais nos actions sur le terrain donnent l'impression du contraire, a noté Biello. Chaque match est difficile. Chicago n'est pas une mauvaise équipe. Ils étaient organisés et se battaient pour chaque ballon. Ils le voulaient plus que nous et c'est inacceptable. »

L'Impact disputera le deuxième d'une séquence de trois matchs en huit jours mercredi. Le D.C. United sera de passage au stade Saputo. Le Bleu-blanc-noir rendra ensuite visite au Toronto FC samedi prochain.

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