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L’Impact s’incline et glisse au classement

L'Impact n'est pas encore mort ni enterré, mais il continue de creuser sa tombe. À plat, le onze montréalais a été dominé pendant les 90 minutes par le New York City FC, vainqueur 1-0 mercredi au stade Saputo.

Un texte d’Antoine Deshaies

La défaite de l’Impact (11-14-6), combinée au match nul des Red Bulls à New York contre le D.C. United, place maintenant la troupe de Mauro Biello à quatre points du dernier rang donnant accès aux matchs éliminatoires.

Il ne reste que trois rencontres à la saison pour remonter cette pente vertigineuse. Un scénario himalayen s’il en est un, surtout que New York a un match de plus à disputer.

« Ce soir, c'était insuffisant, a sèchement analysé l’entraîneur-chef. Ils nous ont dominés physiquement et techniquement. C’est une performance très décevante devant nos partisans. C’est inacceptable. »

Jack Harrison a été l’unique buteur du match à la 29e minute. En combinaison avec Rodney Wallace, Harrison a eu le champ libre derrière la défense de l’Impact pour déjouer Bush d’un tir dans la partie supérieure.

D’ailleurs, sans le brio d’Evan Bush, la correction aurait été beaucoup plus sévère. Le gardien américain s’est surpassé et s’est notamment dressé devant David Villa à la 73e minute.

Faute de mieux, il a logiquement été désigné le joueur du match des siens.

Les New-Yorkais ont souvent fait preuve de maladresse dans la surface montréalaise. On a compté une demi-douzaine d’occasions nettes de marquer.

Dans le camp montréalais, le défenseur Laurent Ciman a été le plus remuant des siens avec deux des trois tirs cadrés de l’équipe. Il est difficile de gagner avec si peu d’envie.

Ses partenaires en défense Kyle Fisher et Victor Cabrera ont connu une soirée très difficile. L’Argentin a même été remplacé dès la pause.

La triste lucidité du capitaine

Au sifflet final, Patrice Bernier s’est offert un lent tour de terrain pour saluer les rares partisans encore présents. Le capitaine raccrochera ses crampons à la fin de la saison.

À moins d’un coup de barre, ce sera dans trois petits matchs. Il sait que le prochain à domicile, le 22 octobre, pourrait bien être son dernier.

« Oui. je suis triste, a confié le capitaine. Ce n’est pas comme ça que je voulais que ça se termine. »

Bernier est entré dans le match après l’heure de jeu. Son énergie n’a pas suffi à réveiller l’Impact.

« On n’avait pas de jeu, pas d’intensité, pas de cohésion, a dit Bernier. Tu ne peux pas gagner quand tu n’es pas déterminé à battre ton adversaire lors des duels. On a laissé tomber Mauro Biello, on a laissé tomber le club et on a laissé tomber les partisans. Ce n’est pas un problème de talent. »

Est-ce qu’une partie de l’équipe a baissé les bras? Les rares joueurs qui ont affronté les micros des journalistes n’ont pas contredit l’hypothèse.

« Si certains ont abandonné, ils doivent le dire, a lancé Bernier. On n’avait pas de vie sur le terrain. Peut-être que des gars manquent de confiance. Assurément, on n’est pas sur la même longueur d’onde. »

« Il y a des divisions ethniques naturelles dans le vestiaire, mais ça n’a jamais posé de problème, a confié Evan Bush. Mais si on n’est pas un groupe uni sur le terrain, ça, c’est un problème. Ce n’est pas chic en ce moment. »

« Les gars devront jouer pour leur poste lors des trois derniers matchs, a conclu Biello. Ceux qui veulent rester doivent travailler. »

L’éléphant Nesta dans la pièce

La journée du Bleu-blanc-noir a été marquée par une rumeur émanant de la Big Apple. Un journaliste qui suit le New York City FC a affirmé sur Twitter qu’Alessandro Nesta remplacerait Mauro Biello à la barre de l’équipe la saison prochaine.

L’équipe n’a pas commenté l’information. En point de presse, Biello a contourné la question.

« Les rumeurs font partie du métier, a-t-il dit sans grande conviction. C’est une distraction sans plus. Je dois me concentrer sur mon travail. C’est tout ce que je peux faire. Je suis responsable des performances de l’équipe. »

Dans le vestiaire, Bush a affirmé devant les journalistes ne pas être au courant de la rumeur.

L'Impact mettra fin à une séquence de 5 matchs en 15 jours en rendant visite aux Rapids du Colorado samedi.

L’équipe aura ensuite une pause d’une semaine avant de disputer les deux derniers matchs de la saison.

Des matchs qui pourraient n’avoir aucune incidence au classement. On est proche de l’agonie.

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