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L'Impact se contente d'un match nul contre le Sporting

L'Impact de Montréal (5-4-6) a été incapable de porter le coup fatal au Sporting de Kansas City (6-8-4) samedi soir, au stade Saputo, et a dû se contenter d'un verdict nul de 2-2.

La visite du Sporting, qui avait vaincu la formation de Mauro Biello à leurs quatre derniers affrontements, n'était pas nécessairement un tremplin idéal pour relancer une attaque anémique depuis trois matchs.

C'est toutefois l'Impact, pratiquement sevré de victoire au cours des 11 derniers matchs (1-3-7), qui a démarré sur les chapeaux de roue, peut-être inspiré par le retour au jeu d'Ignacio Piatti. En son absence en raison d'une opération au poignet le 3 juin, l'Impact n'avait pas trouvé le fond du filet.

Le onze montréalais a porté un coup dans les flancs de son vieil ennemi à la fin d'une séquence inspirée à la 16e minute. Sur une action initiée par Didier Drogba, Montréal était la première à faire bouger les cordages.

L'Ivoirien a lobé le ballon au-dessus de la surface de réparation qui a été redirigé à la volée par Hassoun Camara. Lucas Ontivero a touché la cible de la tête dans une cage déserte pour sa deuxième réussite de la campagne 2016.

Enfin, l'attaque libérée du Bleu-blanc-noir offrait un point de départ réjouissant... jusqu'à la 21e minute. Dom Dwyer, véritable bourreau de l'Impact, a alors créé l'égalité d'une superbe tête. Ce but, marqué seulement cinq minutes après que l'Impact a déployé ses ailes, a eu le don de les lui couper et de jeter une douche froide sur les partisans.

« Je dis à mes gars de rester concentrés et de gérer le momentum, a expliqué Biello. Quand une équipe se fait compter, c'est normal qu'elle augmente l'intensité, mais c'est à nous de maintenir cette intensité. Ça a été trop facile pour eux et ç'a cassé tout le rythme. Il faut qu'on corrige ça et qu'on trouve des solutions. »

Les hommes du capitaine Patrice Bernier sont repartis à la charge, tandis que lui rongeait son frein sur les lignes de côté laissé à l'écart par son entraîneur. Et à force de travail, Drogba a obtenu un tir de pénalité. Piatti s'est exécuté avec brio (39e minute) et l'Impact reprenait l.avance avant la mi-temps.

Dom Dwyer, qui d'autre?

Cette seconde avance montréalaise a duré un peu plus longtemps. L'Impact a raté la chance de concrétiser certaines occasions après la pause et le Sporting en a profité pour créer l'égalité. Dwyer, encore lui, a surpris le gardien Evan Bush avec une frappe précise au poteau extérieur à la 59e minute. L'impasse a perduré dans la demi-heure restante.

« Il y a une pression parce qu'on n'a pas de victoire, a lancé le défenseur Ambroise Oyongo. Il faut qu'on se remette en question. Il faut vraiment qu'on se bouge et qu'on essaie de prendre les prochains trois points à la maison, sinon on va continuer de douter de l'équipe. »

« On rentre dans ce vestiaire et on a le sentiment qu'on a laissé deux points parce qu'on a eu deux avances, a pour sa part résumé le capitaine Patrice Bernier. C'est dommage, mais on dirait que quand on défend bien, on ne marque pas, et quand on marque, on prend des buts à des mauvais moments. »

Le Sporting a bourdonné aux alentours de la 70e minute, mais Bush et sa défense se sont dressés devant la menace. Le portier montréalais s'est notamment illustré devant un tir à bout portant de Jacob Peterson à la suite d'un manque de communication avec Victor Cabrera.

L'Impact a frappé à la porte dans les dernières minutes, tentant désespérément d'arracher une première victoire depuis le 28 mai, mais ses efforts n'ont pas été récompensés.

Montréal disputera son prochain match le 2 juillet au stade Saputo contre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre.

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