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L'industrie du taxi veut que Québec déchire son entente avec Uber

« Quand est-ce que le ministre Lessard va se faire respecter ? Quand va-t-il mettre ses culottes et déchirer l'entente avec Uber ? », se questionne le président du Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi (CPCDIT), George Tannous, dans un communiqué.

M. Tannous réagissait ainsi à un article de Radio-Canada qui révélait que 55 % des chauffeurs d’UberX contrôlés par les inspecteurs du Bureau du taxi avaient contrevenu aux règles qui régissent le projet-pilote consenti par Québec.

« C’est totalement inacceptable », déplore M. Tannous qui reproche au ministre des Transports du Québec, Laurent Lessard, d’être incapable de se faire respecter par la multinationale américaine.

M. Tannous rappelle que le ministre Lessard avait déclaré, dans les jours suivant la conclusion de l’entente avec Uber, que si la multinationale enfreignait les règles contenues dans l’entente, il allait mettre un terme unilatéralement le projet-pilote.

Le président du CPCDIT affirme qu’Uber use de « toutes les contestations juridiques possibles et imaginables » pour ne pas payer les taxes qu'il doit à Québec. Uber n'a d'ailleurs pas perçu de taxes au cours de ses premières années d’exploitation au Québec.

« Pendant qu’on impose des caméras, des permis et un code vestimentaire aux taxis, on donne des conditions complaisantes à Uber, et l’entreprise ne les respecte même pas. La farce a assez duré. On en vient à se demander si le ministre Lessard est capable de se faire respecter d’Uber, » conclut monsieur Tannous.

Les contrevenants d'UberX

Les inspecteurs du Bureau s’assurant du respect des règles du projet-pilote ont effectué 87 vérifications aléatoires sur des véhicules utilisant l’application UberX depuis le 20 décembre.

De ce nombre, 48 chauffeurs inspectés, soit 55 % d’entre eux, ont écopé d'une amende, alors que 39 d'entre eux se conformaient aux règles.

Les constats d'infraction qui visent les chauffeurs Uber sont assortis d’une amende de 700 $, sauf celui pour l'absence de certificat de vérification mécanique, qui entraîne une facture de 350 $.

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