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L'opposition lavalloise demande d'annuler l'appel d'offres du complexe aquatique

Craignant une explosion des coûts de construction du futur complexe aquatique, le Parti Laval, qui forme l'opposition officielle à l'Hôtel de Ville, demande à l'administration du maire Marc Demers d'annuler l'appel d'offres lancé en avril dernier.

Le projet avait été présenté à la presse en janvier 2017. À l'époque, les coûts avaient été estimés à 61 millions de dollars. Or, les trois seules soumissions reçues le printemps dernier varient entre 82 millions et 86 millions de dollars.

Une fois calculés les autres frais engendrés par le projet (le contrat d'architecture, le contrat de fondation, etc.), le Parti Laval en arrive à la conclusion que le complexe aquatique risque de coûter à la Ville plus de 90 millions, « soit une augmentation de près de 50 % par rapport au prix initial projeté », écrit son chef Michel Trottier dans un communiqué transmis aux médias jeudi.

Et c'est sans compter le mobilier, l'équipement et les autres frais afférents – des coûts que la Municipalité devra assumer seule, puisque ni le fédéral ni le provincial ne participent au financement du projet, souligne M. Trottier.

Un projet de grande envergure

Le complexe aquatique devrait être construit près du Cosmodôme, le long de l'autoroute 15. Il comprendra des bassins de compétition de calibre national, tant pour la natation que pour le plongeon, qui devraient en théorie être utilisés pour les Jeux du Québec de 2020. Mais il sera aussi muni de bassins communautaires, auxquels les citoyens auront accès.

Le chef du Parti Laval soutient pourtant que le projet n'est pas adapté aux familles.

« Les infrastructures municipales doivent être plus accessibles et situées à proximité des lieux de résidence des citoyens », écrivait-il dans un autre communiqué émis plus tôt cette semaine.

L'opposition officielle souligne en outre que la ville de Laval « est la municipalité québécoise disposant du moins de piscines intérieures par ratio de 100 000 habitants » et déplore que le projet n’ait jamais fait l’objet d’une consultation publique.

Son chef – qui ne siège pas à l'Hôtel de Ville – exige « que la municipalité évalue à nouveau les besoins des citoyens ». M. Trottier privilégie des piscines « plus modestes et mieux réparties sur le territoire pour faciliter leur fréquentation par les citoyens ».

Le cabinet du maire Demers n'a pas voulu réagir à la sortie de l'opposition officielle, préférant attendre que « les équipes [aient] terminé d'analyser les soumissions ». « Une décision devra d'ailleurs être prise par le comité exécutif, ajoute-t-on. Cette décision sera rendue publique. »

Laval n'a aucune obligation légale d'aller de l'avant, puisque l'appel d'offres spécifie que la Ville « se réserve [...] le privilège de n'accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions ».

Cela dit, les travaux d'excavation sont déjà bien entamés.

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