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L'organisme L'Anonyme déplore la fin du programme de lutte contre l'exploitation sexuelle

L'unité d'intervention mobile L'Anonyme, située à Montréal, déplore l'abolition d'un programme québécois de lutte contre l'exploitation sexuelle. Faute de financement, l'organisme n'offre plus, depuis janvier, des ateliers de prévention dans des écoles.

La directrice générale de L'Anonyme, Sylvie Boivin, joint sa voix à celle de la députée de Québec solidaire Manon Massé. Cette dernière a réclamé dimanche le retour du programme québécois de lutte contre l'exploitation sexuelle, aboli en 2014 par le gouvernement Couillard.

Ce programme était doté d'une enveloppe de 1,4 million de dollars. Manon Massé croit que son financement doit être augmenté.

L'Anonyme rejoignait 2500 jeunes grâce à son projet de prévention de l'exploitation sexuelle Orbite, qui abordait divers thèmes, comme le consentement sexuel, le cycle de recrutement (notamment par les gangs de rue) et la dépendance affective.

« L'intervention qu'on faisait avait certainement un impact chez nos jeunes, dit Sylvie Boivin, en entrevue à Radio-Canada. Ils se sentaient plus outillés pour faire des choix un peu plus solides dans leur vie personnelle. »

Mme Boivin croit qu'il faut miser sur la prévention pour éviter que des adolescentes ne tombent sous le joug de proxénètes. 

Au cours des dernières semaines, plusieurs jeunes femmes ont fugué du Centre jeunesse de Laval.

Québec a nommé, mardi dernier, un vérificateur au Centre afin qu'il s'assure que les procédures pour éviter les fugues soient bien appliquées. Depuis, les portes ont été verrouillées au Centre jeunesse de Laval, à la demande de la direction de l'établissement.

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