Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ne permettra aucun acte de vandalisme en ce jour de célébrations de la fête du Canada. Le SPVM entend surveiller de près tout rassemblement, y compris celui de la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC), qui avait organisé une manifestation.

Sur son site web, la CLAC a invité la population à perturber le plus possible la fête du Canada, notamment en s'en prenant à des symboles du « colonialisme canadien ». Elle a incité, entre autres, à arracher les drapeaux du Canada des bâtiments gouvernementaux et à les brûler.

La CLAC avait annoncé une marche de protestation dès 11 h à la place d'Armes, dans le Vieux-Montréal, dans le cadre de ce qu'elle appelle la Journée anti-Canada.

Vers 11 h 30, une trentaine de manifestants se sont mis en marche derrière une banderole avec l'inscription bilingue « Fuck (le) colonialism(e) ». Sous escorte policière, les manifestants ont amorcé leur marche dans la rue Notre-Dame.

Rapidement, une poignée de gens - quatre ou cinq hommes, dont un avec un casque à l'effigie de l'unifolié canadien - les ont apostrophés, disant qu'ils faisaient « honte » au Canada. Après de brefs propos échangés au milieu de policiers, la marche a repris.

La CLAC dénonce que le 150e anniversaire du Canada soit célébré alors qu'à son avis, l'histoire du pays est marquée par le colonialisme, l'impérialisme et le racisme.

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