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La comédie musicale Footloose : le thème de la censure, toujours d’actualité

Après Mary Poppins l'été dernier, le festival Juste pour rire présente sa comédie musicale de l'été, Footloose. Le film qui a propulsé la carrière de Kevin Bacon en 1984 a été un succès, tout comme la comédie musicale qui en est inspirée, présentée depuis 1998.

Un texte de Valérie-Micaela Bain

À Chicago, durant les années 1980, Ren McCormack (Philippe Touzel) est un adolescent qui travaille fort et adore faire la fête. Sa vie bascule lorsqu'il est forcé de quitter la grande ville pour s'établir au plus profond de la campagne.

Le choc est brutal : Bomont est une communauté conservatrice et pieuse.

Depuis la disparition du fils du révérend, mort en faisant la fête, la danse et le rock and roll sont interdits dans la communauté. Grâce à son esprit rebelle, Ren, avec sa compagne Ariel Moore (Éléonore Lagacé), transforme la localité en ralliant les autres jeunes contre ces mesures qui proscrivent la danse et le rock.

« Tout cela est basé sur de bonnes intentions, sur une idéologie qu'ils jugent bonne, non seulement pour eux, mais pour les autres », explique le metteur en scène, traducteur et adaptateur de Footloose, Serge Postigo.

Footloose met en opposition le désir des uns d'être libre avec le souhait des autres d'exercer un contrôle sur la société. Ce propos est toujours d'actualité, selon le metteur en scène, qui croit que « la censure fait rage en ce moment ».Le respect de l’œuvre originaleFootloose, par Kenny Loggins, Let’s Hear It for the Boy, par Deniece Williams, et Almost Paradise, par Mike Reno et Ann Wilson : les chansons qui ont assuré le succès du film seront reconnues par tous, car elles n'ont pas été traduites.

Le public reconnaîtra aussi des segments de danse de la scène finale : « Les moments mémorables du film, c'est certain que je les ai mis là-dedans, avec une petite variante. Il faut mélanger tout cela, mais sans tomber dans le cliché. Il ne faut pas faire des mouvements d'aujourd'hui, parce que cela a lieu durant les années 80 », explique le chorégraphe Steve Bolton.

Steve Bolton souhaite transmettre au public l'énergie de ses chorégraphies, pour que « les gens se libèrent pour danser, qu’ils viennent danser avec nous » et, une fois arrivés dans leur foyer, qu'ils écoutent le disque « 10 fois » et qu'ils « dansent dans leur chambre ».

En somme, le pari semble réussi.

Footloose, jusqu’au 30 juillet, au Théâtre St-Denis.

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