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La crème des triathloniens débarque à Montréal

Montréal vibre au rythme des événements sportifs d'envergure ces jours-ci. Entre la présentation d'un ePrix et le coup d'envoi du volet principal de la Coupe Rogers, la métropole sera l'hôte des Séries mondiales de triathlon ce week-end.

Un texte de Félix St-Aubin

Les amateurs de sports montréalais ont l'embarras du choix durant la présente saison estivale. Après les monoplaces de la Formule E, ce sera au tour de quelque 800 triathloniens d'emprunter diverses rues avoisinant le Vieux-Port. La portion de la natation, elle, aura lieu dans le bassin du quai Jacques-Cartier.

L'organisation n'a pas mis de temps pour atteindre le niveau optimal des compétitions internationales de la discipline. La Coupe du monde de triathlon de Montréal a évolué et porte désormais le nom de Triathlon international de Montréal en raison de son introduction dans le programme des Séries mondiales.

Et l'événement demeurera à Montréal jusqu'en 2019. Une entente de principe avait récemment été convenue entre les deux parties, mais le tout a été confirmé par le président du Triathlon international de Montréal, Patrice Brunet, jeudi, au cours de la conférence de presse qui lançait les festivités.

Cette confirmation de la tenue de l'événement dans la programmation des Séries mondiales pour une durée de trois ans est assurément accueillie à bras ouverts par la fédération nationale de triathlon.

Deux des neuf manches de la saison prennent maintenant place en sol canadien. L'autre étape unifoliée, à Edmonton, s'est déroulée lors de la fin de semaine qui bouclait le mois de juillet.

Brunet laisse d'ailleurs entrevoir un avenir particulièrement rose pour le triathlon au Canada puisque l'engouement est bien réel, peu importe la catégorie.

« Les chiffres le démontrent [que le triathlon est en ascension au pays]. D'ailleurs, à notre événement, on a plus de 20 % de nos participants amateurs qui en seront à leur premier triathlon. Ce n'est pas non plus une vague qui est sur le point de s'essouffler », a-t-il indiqué.

« On s'attend à ce que ce soit un sport qui continue à se développer parce que l'on met principalement en valeur les distances. (...) Ça vient parler à une portion de la population qui cherche à diversifier son activité physique », a renchéri Brunet.

Une compétition rehaussée

Qui dit Séries mondiales, dit également têtes d'affiche du triathlon. Sept membres du top 10 à l'échelle internationale, tant chez les hommes que du côté des femmes, feront escale à Montréal pour la dernière ligne droite du calendrier. Au terme de l'étape québécoise, il ne restera plus que deux manches, soit à Stockholm et à Rotterdam.

Le meneur du classement masculin, Mario Mola, est du nombre des ténors présents. L'Espagnol devance dans l'ordre ses compatriotes Fernando Alarza et Javier Gomez Noya, également en action dimanche.

Chacune des courses élites comptera deux représentants canadiens : Joanna Brown et Paula Findlay chez les dames ainsi que Tyler Mislawchuk et Alexis Lepage chez les hommes.

Lepage, auteur d'une 31e place samedi dernier lors de sa première épreuve de la saison en Séries mondiales, est fébrile à l'idée de s'élancer à la maison devant un public conquis. Le vice-champion national déborde de confiance après quelques journées d'entraînement à Québec.

L'étudiant au baccalauréat en administration des affaires à l'Université Laval se retrouvera toutefois en terrain inconnu lorsqu'il s'alignera sur la ligne de départ.

En règle générale, le Montréalais de 23 ans s'engage dans un triathlon aux côtés de plusieurs compatriotes. Il n'en aura qu'un cette fois-ci, Mislawchuk, étant donné que le niveau de compétition est très élevé.

Lepage a l'intention de supplanter son résultat enregistré en Alberta. Le principal intéressé n'a pas couru à sa juste valeur à Edmonton, selon ses dires, et désire ardemment renouer avec le chemin de la satisfaction dans sa province natale.

« Les jambes ne tournaient pas vraiment bien et j'ai eu de petits problèmes intestinaux. Ce n'était pas ma meilleure course, mais je regarde droit devant pour ce week-end », a-t-il expliqué, ajoutant du même souffle que ses charges ont pris de l'ampleur à l'entraînement en vue du Triathlon international de Montréal.

La septième manche devrait, théoriquement, lui sourire davantage que la précédente en raison des distances à franchir. L'itinéraire montréalais est le double du parcours albertain, tous volets confondus, un élément qui favorisera le principal concerné.

« À mes yeux, je me sens meilleur dans des distances un peu plus longues, a confié Lepage. Ça me permet de récupérer davantage quand je prends le relais à vélo. C'est quelque chose qui pourrait m'avantager. »

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