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La CSDM prête à accueillir les petits demandeurs d'asile

Les enfants des demandeurs d'asile qui affluent au Québec depuis quelques semaines viendront gonfler les rangs des petits écoliers qui effectueront leur rentrée dans les écoles de la région montréalaise.

Les petits demandeurs d’asile s’ajouteront ainsi à une population scolaire qui est déjà en expansion d’environ 1000 élèves par année à la Commission scolaire de Montréal (CSDM), selon sa présidente, Catherine Harel-Bourdon. « C’est l’équivalent de trois écoles primaires par année », affirme la présidente, précisant que la prévision est stable pour les cinq prochaines années.

« C’est sans compter les immigrants et les demandeurs d’asile qui arrivent en cours d’année », poursuit Mme Harel-Bourdon.

Comme dans le cas de l’accueil des réfugiés syriens l’an dernier, le ministère de l’Éducation alloue des enveloppes budgétaires supplémentaires pour soutenir la scolarisation de cette clientèle spéciale.

« On a des entrées continues, donc on ouvre des groupes tout au long de l’année et, contrairement au système régulier, pour ce qui est du financement de ces groupes d’accueil, on reçoit des montants à plusieurs moments dans l’année », ajoute Mme Harel-Bourdon. « Ce n’est donc pas uniquement au 30 septembre lorsqu’on fait la déclaration de clientèle, mais tout au long de l’année. »

Les services aux élèves de la commission scolaire ne sont ainsi pas touchés par l’augmentation de la population au sein des classes d’accueil. Les commissions scolaires doivent, de leur côté, trouver les écoles qui disposent de locaux libres pour y accueillir des classes d’accueil.

La présidente de la CSDM a aussi proposé au ministère de l’Éducation qu'elle puisse offrir un soutien pédagogique aux organismes communautaires des centres de réfugiés pour la tenue d'activités éducatives destinées aux enfants des migrants, avant d’accéder au système scolaire.

Plus de 10 000 demandeurs d'asile ont été interceptés au Québec après avoir illégalement franchi la frontière canado-américaine depuis le début de l'année, selon des chiffres fournis jeudi dernier par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC).

Ces personnes sont principalement d'origine haïtienne. Celles-ci semblent craindre que l'administration de Donald Trump aux États-Unis mette fin à un statut de protection temporaire obtenu dans la foulée du tremblement de terre de 2010.

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