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La défense de l'Impact, le cheminement d'un collectif

BILLET – Pas le droit de tricher : combien de fois l'Impact de Montréal a-t-il blanchi l'adversaire, la saison dernière, en 34 matchs de la MLS?

Cinq.

Cinq misérables fois.

Après la victoire de 1-0 des Montréalais à Seattle, samedi soir, le gardien Evan Bush et l’entraîneur-adjoint Wilfried Nancy sont sortis du terrain en se rappelant cette triste statistique. Elle est le symptôme d’une saison ratée où l’Impact a trop souvent laissé ses rivaux revenir dans un match avec, disons, un but accordé sur phase arrêtée ou un cafouillage en fin de rencontre.

Et voici que l’Impact vient de mettre en échec, coup sur coup, les deux derniers gagnants de la Coupe MLS. Pas mal.

Lors de sa présentation aux médias, en novembre dernier, l’entraîneur-chef Rémi Garde avait reconnu qu’il fallait parfois injecter une dose de pragmatisme à ses idéaux. Chose certaine, son équipe n’a pas dominé les Sounders de fond en comble, et Garde ne s’attendait probablement pas à ce que ce soit le cas. Le projet n’en est qu’à ses premiers pas.

Les Montréalais ont cependant réalisé un match défensif remarquable pour ramener trois points à la maison. Leur joie dans le vestiaire était parfaitement compréhensible.

L’avenir nous dira si la charnière à trois centraux est là pour rester. En tout cas, à Seattle, elle aura contenu des Sounders parfois brouillons, mais certainement dangereux dans la seconde mi-temps malgré un joueur en moins. La sérénité de Rod Fanni se marie bien au jeu en anticipation de Victor Cabrera et à la retenue de Jukka Raitala, et cette ligne de cinq joueurs (avec les deux latéraux) coulisse franchement bien pour optimiser la compacité du bloc.

Cela dit, comme l’a rappelé Garde après la rencontre, « le football est collectif », et l’effort défensif l’était certainement aussi, samedi soir. Le trio de Samuel Piette, Ken Krolicki et Saphir « le globe-trotter » Taïder a bien verrouillé l’axe du milieu de terrain en plus d’offrir des solutions offensives.

Le premier a proposé un jeu vertical qui a déstabilisé les Sounders. Le deuxième a embêté leur flanc gauche en s’aventurant derrière Waylon Francis. Et le troisième s’est avéré plus actif que devrait normalement l’être un homme récemment resté assis 21 heures en avion.

D’ailleurs, Krolicki est-il devenu un tel atout pour le Bleu-blanc-noir que l’intégration d’Alejandro Silva au collectif pourrait passer par un autre changement de formation? La question se pose.

Certes, Bush a dû intervenir sur quelques séquences qui auraient pu ramener le pointage à égalité. L’Impact a peut-être montré un visage trop vulnérable pour une équipe en supériorité numérique pendant plus de 45 minutes. Mais les joueurs et le personnel technique, s’ils doivent tirer des enseignements de tout cela, ne bouderont certainement pas leur plaisir.

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