Le comité exécutif de la Ville de Montréal a approuvé mercredi matin l'octroi d'un contrat de 60 millions de dollars pour les travaux de réfection des paddocks du circuit Gilles-Villeneuve sur l'île Notre-Dame, malgré la hausse globale de la facture qui s'élève maintenant à 76 millions pour des travaux estimés à 48 millions en 2015.

Les membres du comité ont autorisé « la Société du parc Jean Drapeau à octroyer un contrat pour les travaux de construction du projet de réfection des infrastructures du Grand Prix du Canada de Formule 1 (paddocks), incluant la rénovation des actifs autour du projet, à la firme "Groupe GEYSER inc." », est-il écrit dans le sommaire décisionnel.

Il s'agit de rénover les installations de la Formule 1, mais aussi l'espace « hospitalité », qui ne faisait pas partie du projet initial, a indiqué la mairesse Valérie Plante.

« On a décidé d'aller de l'avant avec ce projet-là, qui est bonifié. L'espace hospitalité pourra servir aux Montréalais par la suite. [...] On pourrait s'en servir pour des salles de location, et autres », a-t-elle affirmé en réponse à des questions des journalistes lors d'un point de presse.

Le contrat est évalué à 59 946 878,49 $. Cette somme comprend les taxes et les imprévus.

« Hier soir et ce matin, les journaux titraient qu'il s'agit de sommes importantes et c'est vrai », a admis d'entrée de jeu le responsable des grands parcs au comité exécutif, Luc Ferrandez, ajoutant qu'il était important de « comprendre le contexte de cet investissement ».

Celui qui est aussi maire de l'arrondissement du Plateau-Mont-Royal a rappelé que la Ville de Montréal tentait depuis des années de renégocier son entente avec la F1, que l'ex-maire Coderre jugeait déjà « très chère »; que l'ancien président du comité exécutif Pierre Desrochers s'était déplacé en Europe dans le but de renégocier à la baisse les termes de cette entente, sans succès; et que Québec avait finalement consenti à investir 18 millions de dollars dans la réfection des paddocks.

« La question qu'on doit se poser, c'est : "Est-ce que c'est un investissement qui correspond à ce que la F1 est à Montréal?". La réponse, c'est oui », a-t-il affirmé, justifiant la décision de l'administration par l'apport économique des nombreux touristes qui affluent à Montréal pendant le Grand Prix et par le faible coût des billets, qui en font selon lui « une grande fête populaire ».

« Les impacts ont été mesurés, on les a remesurés encore, et c'est une décision qui, économiquement, fait du sens », a-t-il conclu.

Valérie Plante a pour sa part affirmé qu'elle souhaitait conclure une entente à long terme pour la tenue du Grand Prix de Formule 1 plutôt que de devoir renégocier le contrat trop souvent.

« Je sais que les Montréalais, les Québécois sont attachés au Grand Prix de Formule 1 et moi, comme administratrice responsable, je dois m'assurer qu'on ne se retrouve pas avec un couteau sous la gorge, a-t-elle dit. Il faut avoir des ententes à long terme [...] pour ne pas revivre cette situation chaque année, ce qui est insupportable. »

La gestion du championnat de Formule 1 appartient à Liberty Media depuis 2016.

Presque un an de travaux

La mise en chantier devrait commencer en juillet 2018 et s’achever en mai 2019.

Il s’agit de démolir les anciens paddocks, construits en 1988, pour en construire de nouveaux et de rénover les infrastructures qui les entourent – « un équipement qui est hors du commun par rapport à nos standards, sans doute, mais pas par rapport aux standards de la F1 », a expliqué M. Ferrandez.

La capacité des loges au-dessus des garages passera aussi de 1800 à 5000 personnes.

La Ville s’engage en outre à maintenir les activités du parc Jean-Drapeau et la tenue des deux prochains grands prix pendant la période de travaux.

La construction des paddocks pour la réfection des infrastructures du Grand Prix du Canada inclut des aménagements sur trois étages :

  • 1er étage : garage des équipes, tour de contrôle et locaux pour le personnel;
  • 2e étage : loges, tour de contrôle, podium, espaces médias;
  • 3e étage : loges et terrasse.

Tout délai dans l’octroi de ce contrat pourrait retarder la livraison du projet et ainsi avoir un impact sur la tenue de l’édition 2019 du Grand Prix du Canada, est-il spécifié dans le sommaire décisionnel.

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