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La fusion des offices municipaux d'habitation va bon train

Le processus de fusion volontaire des offices municipaux d'habitation se déroule bien. Leur nombre est passé de 538 à 323. L'objectif de la réforme est de n'en avoir qu'une centaine afin d'être en mesure d'offrir de meilleurs services aux locataires des HLM du Québec.

Un texte de René Saint-Louis, journaliste à l'émission Le 15-18

Les offices municipaux d'habitation, c'est un peu comme les caisses populaires. Chaque patelin en a un.

Mais en 2015, la Fédération des locataires d'habitations à loyer modique du Québec, le Regroupement des offices d'habitation du Québec et la Société d'habitation du Québec ont convenu de lancer un processus de fusion volontaire.

Le départ a été lent. Mais depuis un an, 215 offices se sont regroupés. Quinze de ces projets ont vu le jour le 1er janvier dernier, pour les autres, ce sera le 1er janvier 2019.

Le coordonnateur de la Fédération des locataires d'habitations à loyer modique du Québec, Robert Pilon, souligne que le processus est à mi-chemin. Il s'en réjouit, mais il estime que le plus difficile reste à faire.

Améliorer les services

Certains offices d'habitation sont si petits qu'ils n'ont aucun employé à temps plein. Ces offices ont un directeur qui travaille parfois trois heures par semaine, et un concierge à quatre heures par semaine.

Le processus de fusion vise justement à permettre aux offices d'avoir les moyens de se payer des employés à temps plein, comme c'est déjà le cas dans les grandes villes.

Sur l'île de Montréal par exemple, les 15 offices d'habitation ont été regroupés en 2002 pour former l'Office municipal d'habitation de Montréal. Même chose à Longueuil où lors des fusions municipales de 2002, les huit offices de la Rive-Sud ont été regroupés.

Ces regroupements permettent d'engager des experts en bâtiment, ou encore des intervenants sociaux capables de gérer le voisinage parfois difficile de la clientèle des HLM.

Le cas de Saint-Hyacinthe

En Montérégie, les regroupements vont très bien. De Sorel-Tracy à Rigaud, l'ensemble des petits offices, sauf celui de Châteauguay, ont fusionné où sont en voie de le faire. À terme, il n’en restera qu’une dizaine.

À Saint-Hyacinthe par exemple, on vient de créer l'Office municipal d'habitation des Maskoutains et d'Acton. Il regroupe les villes de Saint-Hyacinthe, Sainte-Madeleine, Saint-Dominique, Acton Vale, Upton, Saint-Pie, Sainte-Hélène-de-Bagot, Saint-Denis-sur-Richelieu et Saint-Antoine-sur-Richelieu.

L'office gère maintenant un parc de 844 logements. Le directeur de l'Office municipal d'habitation des Maskoutains et d'Acton, Jean-Claude Ladouceur, mentionne parmi les avantages que les résidents des HLM peuvent maintenant changer d'appartement en cas de maladie pour vivre dans un immeuble muni d’un ascenseur ou encore déménager plus près de l'hôpital.

Il souligne aussi que les gens qui font une demande de HLM peuvent décider d'habiter dans n'importe laquelle des neuf municipalités de l'office.

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