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La juge Vadboncoeur, visée par une plainte, s'excuse pour son comportement

La juge de la Cour du Québec Suzanne Vadboncoeur, qui fait l'objet d'une plainte au Conseil de la magistrature pour avoir proféré des propos insultants envers des policiers du palais de justice, s'est excusée lors de son témoignage devant le comité d'enquête du Conseil, vendredi à Montréal.

Les propos injurieux de la magistrate remontent au 8 décembre 2015, après un party de Noël, précédé d'un cocktail, au cours duquel la juge Vadboncoeur affirme avoir bu trois verres de vin et un café.

De retour, vers 22 h, à son véhicule stationné au palais de justice, elle perd patience alors que la porte du garage ne fonctionne pas. La voiture de la juge et celles de trois autres personnes sont immobilisées sur la rampe de sortie et la scène est filmée par la caméra de surveillance.

La juge Vadboncoeur sort de son automobile en agitant les bras et, d'une voix forte, elle traite les agents d'« incompétents » et d'« épais ». À trois reprises, elle sortira de son véhicule avant que la porte ne finisse par s'ouvrir.

Le juge Vincent Piazza, qui se trouvait dans sa voiture, juste derrière celle de sa consoeur, assiste à la scène et estime que le comportement de sa collègue est indigne d'un magistrat. Le lendemain, il ira présenter des excuses aux agents.

L'un d'entre eux a porté plainte contre la magistrate, qui témoignait vendredi. Elle s'est excusée d'abord auprès de la magistrature et ensuite, auprès des personnes concernées.

Le comité d'enquête doit remettre son rapport au Conseil de la magistrature, qui rendra ensuite une décision.

Le comportement de la magistrate, qui a été rendu public dans Le Journal de Montréal, a mené à une perquisition de la Sûreté du Québec dans les locaux du quotidien, mercredi soir. Les agents ont emporté l'ordinateur du reporter judiciaire Michaël Nguyen, ce qui a soulevé un tollé tant du côté des médias que de la classe politique.

L'Assemblée nationale a adopté à l'unanimité, jeudi, une motion dans laquelle elle rappelle l'importance du respect du principe de protection des sources journalistiques. De son côté, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) a jugé inadmissible de perquisitionner des médias d'information, si l'objectif est de démasquer les sources des journalistes.

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