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La menace du maire de Laval laisse le ministre Moreau perplexe

Le ministre des Affaires municipales du Québec, Pierre Moreau, s'explique mal la volte-face du maire de Laval, Marc Demers, sur la question du pacte fiscal. M. Moreau souligne que M. Demers fait partie du conseil d'administration de l'Union des municipalités du Québec (UMQ) qui a recommandé l'adoption de l'accord.

« J'ai un peu de difficulté à le suivre, confie M. Moreau. Ce que je comprends, c'est qu'il y a eu une recommandation unanime du conseil d'administration de l'UMQ pour approuver le pacte fiscal. Le maire de Laval siège au sein du conseil d'administration. »

Le maire Demers a menacé de quitter l'UMQ, plus tôt cette semaine, en raison de son adoption du pacte fiscal proposé par Québec.

Le maire de Laval déplore un aspect central du pacte, soit l'attribution du pouvoir de décréter les conditions de travail ou les termes d'une convention collective si les négociations achoppent.

« Ce n'est pas l'avenue que j'aurais privilégiée », a expliqué Marc Demers. « Je privilégie les vertus de la négociation. Il y a un dicton qui dit que la pire des ententes vaut mieux que la meilleure des sentences, souligne-t-il. J'y crois, parce qu'en général, il y a de la bonne volonté de part et d'autre. »

Le gouvernement provincial a réussi à faire accepter des compressions de plus de 300 millions de dollars aux municipalités québécoises en échange de pouvoirs accrus dans leurs négociations avec leurs employés.

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