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La police de Longueuil redouble d'efforts pour épingler l'agresseur de Saint-Bruno

Les policiers de l'agglomération de Longueuil ont installé un poste de commandement au parc national du Mont-Saint-Bruno, en Montérégie, afin de récolter des informations sur l'homme qui a agressé une joggeuse vendredi dernier.

Ils devaient plier bagage vers 15 h et ne prévoyaient pas réinstaller le poste de commandement pendant le week-end.

Une trentaine d'enquêteurs sont affectés à ce dossier. Certains parcouraient le parc en VTT, vendredi, et d'autres étaient postés à l'une ou l'autre des deux entrées. Ils tentaient de recueillir des indices liés à la tentative de meurtre survenue il y a une semaine jour pour jour. Les enquêteurs souhaitaient interroger des habitués du parc pour leur demander s'ils avaient remarqué quelque chose ou quelqu'un de louche la semaine dernière.

« Un enquêteur et un agent de la Section prévention et actions stratégiques sont placés à chaque entrée du parc pour rencontrer des usagers qui auraient l'habitude de fréquenter ce parc les vendredis », a expliqué la porte-parole du Service de police de l'agglomération de Longueuil (SPAL), Marie Beauvais-Lavoie.

Un homme âgé d'environ 50 ans a attaqué une quinquagénaire dans un sentier du parc vers 12 h 30, vendredi dernier. Blessée gravement, la victime s'est débattue pour réussir à échapper à son agresseur.

Grâce à des informations du public, la police a dressé et diffusé un portrait-robot du suspect. L'homme, qui parle français, mesurerait de 1,77 m à 1,80 m (5 pi 10 po à 5 pi 11 po) et pèserait de 77,1 kg à 81,6 kg (170 lb à 180 lb). Il a les cheveux brun grisonnant. Au moment de l'agression, il portait un pantalon de sport bleu foncé, un t-shirt bleu et des espadrilles, et il avait un sac autour de la taille.

Depuis la diffusion du portrait-robot, les policiers ont reçu plus de 250 informations pertinentes. Afin de protéger leur enquête, ils refusent de dévoiler s'ils ont identifié le suspect ou s'ils sont sur une piste.

Des patrouilleurs assurent une surveillance accrue au parc du Mont-Saint-Bruno afin de rassurer la population. Des policiers à vélo et à moto patrouillent dans les sentiers, tandis que des voitures surveillent les abords du parc.

Une personne suspecte

La chroniqueuse météo d'ICI RDI Suzanne Gariépy s'entraîne à la course dans les sentiers du parc national du Mont-Saint-Bruno et elle affirme que la présence policière dans les sentiers a ses limites. « Ça rassure un peu, [...] mais c'est évident qu'on est un peu sur nos gardes, témoigne-t-elle. On regarde partout. »

« Trois femmes m'ont prévenue avoir vu quelqu'un de louche », confie Mme Gariépy au sujet de sa visite de mardi dernier au parc. « C'était juste le comportement qui était un peu particulier », poursuit-elle.

Les promeneuses l'ont prévenue de surveiller un homme à vélo avec un chandail à manches longues. Sur son trajet, Mme Gariépy relate avoir vu celui-ci au même endroit où les femmes avaient indiqué l'avoir croisé une quinzaine de minutes plus tôt.

Elle a interpellé l'homme, qui faisait toujours semblant d'être essoufflé au haut d'une côte, pour l'inviter à descendre la pente. Ce dernier a voulu la laisser passer, mais Mme Gariépy a refusé pour éviter de se retrouver dans une position vulnérable. « J'ai ramassé un bâton, puis un deuxième avant de laisser un bâton pour prendre une roche », raconte-t-elle.

La chroniqueuse météo confie qu'elle ne porte plus de lunettes fumées pour courir afin de mieux voir dans les sentiers et qu'elle n'écoute plus de musique pour être attentive à tout ce qui se passe autour d'elle. Suzanne Gariépy mentionne également que certaines femmes se sont munies de bonbonnes de poivre de Cayenne pour se défendre en cas d'attaque.

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