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La radio de l'Université de Montréal poursuit son virage numérique

Poursuivre le virage numérique, aller chercher de nouveaux auditeurs et plus de contenu à l'international, augmenter la visibilité de la station... La radio des étudiants de l'Université de Montréal, qui fête ses 25 ans, vient de nommer un nouveau directeur général, plus tourné vers les projets que la recherche de financement.

Un texte d'Anne-Marie Provost, de Grand Montréal

C'est la première fois que Michaël Ferland-Paquette s'exprime dans les médias depuis son entrée en poste, il y a quelques jours seulement. Un de ses objectifs dans l'immédiat? Continuer le virage numérique de CISM entamé il y a quelques années par son prédécesseur, Jarrett Mann.

L'homme de 27 ans, qui compte une bonne feuille de route dans le milieu événementiel et culturel, devra composer avec un public de plus en plus présent sur les plateformes numériques de la station. Chaque mois, CISM comptabilise 56 000 écoutes sur son site web et son application mobile, qu'elle a lancés en 2014.

Michaël Ferland-Paquette, qui succède à neuf autres directeurs généraux, veut aller chercher plus d'auditeurs en ligne et profiter du web pour rendre le contenu plus accessible. Un projet de numérisation des archives de certaines émissions emblématiques de la station était notamment sur la table lors de son arrivée, qu'il compte concrétiser.

« Nous voulons numériser et partager ce qui a été fait à CISM, par exemple l'émission Zone de résistance, qui était très populaire. Nous voulons faire une bibliothèque accessible sur le site et l'application », explique le nouveau directeur général.

La station veut également numériser la « cismothèque », la discothèque de CISM, pour permettre aux gens d'y extraire des chansons et de se faire des listes de lecture. Des diffusions en direct sont également à venir sur Facebook, le site Internet et l'application mobile.

Avoir plus d'auditeurs à l'international

S'il compte améliorer les outils numériques de la station, Michaël Ferland-Paquette aimerait aussi aller chercher plus d'auditeurs et de contenu à l'international.

« Nous sommes déjà écoutés dans plusieurs pays et nous sommes populaires auprès des anglophones », affirme-t-il. Il ajoute que ce marché peut être élargi et qu'Internet a brisé certaines barrières dans la diffusion de l'information.

Un enjeu majeur qu'il voit sera donc de créer des partenariats pour en faire profiter le web, mais aussi les ondes.

Des projets en tête

C'est donc un nouveau directeur général qui est plus tourné vers les projets que la recherche de financement qui prend la barre de CISM.

Michaël Ferland-Paquette ne cache pas que la cotisation obligatoire des étudiants de l'Université de Montréal, de 2,50 $ par trimestre et qui alimente près de 60 % du budget, aide grandement à maintenir la station à flot.

« Les étudiants sont notre partenaire numéro 1. Nous avons le luxe d'être une radio indépendante et c'est grâce à eux », souligne-t-il, enthousiaste.

Si la CISM a déjà connu des problèmes financiers par le passé, le directeur général précise que la station est actuellement « très prospère et en santé », notamment grâce aux efforts de l'ancien directeur général Jarrett Mann.

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