Retour

La STM devrait dédommager ses usagers lorsque nécessaire, estime l'opposition

L'opposition officielle à l'Hôtel de Ville de Montréal demande à la Société de transport de Montréal (STM) de créer un programme d'indemnisation pour les usagers quand le service ne répond pas aux normes de ponctualité, de courtoisie, de propreté et d'entretien des équipements.

Une motion sera présentée en ce sens à la prochaine séance du conseil municipal, le 18 juin.

Le chef du parti Ensemble Montréal, Lionel Perez, estime que le transport collectif continue de souffrir d'un déficit de confiance auprès des Montréalais en raison des retards, ralentissements et autres interruptions de service sur les réseaux d'autobus et de métro.

En 2017, par exemple, la STM a recensé 1171 événements qui ont causé des arrêts de 5 minutes et plus dans le métro. Et près de 60 % de ces arrêts étaient imputables à la STM elle-même, souligne l'opposition.

« La STM devra payer une compensation lorsque la cause sera imputable ou du ressort de la STM, a déclaré M. Perez. On parle évidemment de bris mécaniques, on pense également à une mauvaise planification, on parle d'erreurs humaines... Tous ces éléments-là, ce sont des éléments où la Ville devra être responsable. »

M. Perez rappelle que des programmes de dédommagement tarifaire existent déjà dans plusieurs grandes villes de monde, comme Toronto, Washington et Londres.

Même Laval possède un programme de satisfaction par le biais duquel un droit de passage, des crédits sur l'achat d'un titre mensuel ou annuel, et même un crédit valide pour une course en taxi, peuvent être offerts. Ce programme, note Ensemble Montréal, a mené à une hausse de la satisfaction de la clientèle de 3 % après sa première année.

La STM affirme de son côté qu'elle n'a pas de programme d'indemnisation parce qu'elle offre suffisamment d'alternatives lorsqu'elle est dans l'incapacité de rendre un service. Des navettes d'autobus, par exemple, sont déployées rapidement en cas de panne prolongée du métro.

Elle souligne aussi que les questions tarifaires relèvent dorénavant de l'Agence régionale de transport métropolitain (ARTM).

Cette sortie de l'opposition survient au terme d'une fin de semaine particulièrement éprouvante pour la STM, qui a dû compenser les nombreux travaux et le traditionnel Tour de l'île, qui ont convaincu les automobilistes du Grand Montréal d'utiliser le transport en commun. Le réseau TVA a notamment observé des files d'attente de 30 minutes à la station de métro de Longueuil, samedi soir.

Avec les informations de Benoît Chapdelaine

Plus d'articles