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La STM promet des services bonifiés pour 2017

Les usagers de la Société de transport de Montréal (STM) seront mieux servis l'an prochain, en raison d'un nouvel investissement de 23 millions de dollars effectué notamment dans l'ajout de services.

C’est ce qu’ont assuré mercredi en conférence de presse le maire de Montréal, Denis Coderre, le président du conseil d’administration de la STM, Philippe Schnobb, et son directeur général, Luc Tremblay.

Grâce à l’ajout de 5 millions de km/voiture dans le métro, la STM entend offrir un service bonifié aux heures de pointe avec des intervalles plus courts entre le passage de deux trains.

Elle prévoit aussi que les intervalles entre deux trains en soirée seront de 5 minutes au maximum.

Le service sera aussi prolongé de 30 minutes en soirée sur la ligne bleue.

Selon la STM, il s’agira de la plus importante hausse de services depuis l’ouverture des trois stations de métro à Laval, il y a maintenant 10 ans.

Quelque 100 000 heures de service seront aussi ajoutées au réseau d’autobus, une augmentation sans précédent depuis 2012, selon la STM.

La moitié de ces heures sont mises en œuvre dans le cadre des mesures d’atténuation liées aux grands chantiers de la métropole.

Ces bonifications du service seront mises en œuvre sans hausse de tarif le 1er janvier. Une hausse de tarif est toutefois prévue par la STM le 1er juillet prochain.

La décision à ce sujet sera cependant prise dans un nouveau contexte, puisque la gestion du réseau sera confiée à la nouvelle Autorité régionale de transport métropolitain à compter du 1er juin.

Philippe Cousineau, porte-parole de l'organisme Transport 2000, voué à l’amélioration des services de transport aux usagers, a qualifié ces annonces de « très bonne nouvelle ».

« Je suis grandement surpris, très content qu'il y ait des hausses de services, sans hausse tarifaire », a-t-il commenté.

Le budget de la STM pour l'année 2017 s'élève à 1,4 milliard de dollars.

Une grève mal accueillie

MM. Schnobb et Tremblay ont par ailleurs condamné le débrayage-surprise effectué lundi par 84 chauffeurs de la STM partant du garage d'Anjou. Les usagers de plusieurs lignes d'autobus de la STM en ont été quittes pour faire le pied de grue sur les trottoirs.

Selon M. Tremblay, une personne qui a incité les chauffeurs à ne pas prendre la route « de façon déterminante » a été « suspendue » pour la durée de l'enquête en cours, et les chauffeurs qui y ont participé s'exposent aussi à des « sanctions ».

Le débrayage était « totalement inacceptable pour notre clientèle », a dit le directeur général de la STM. « Je pense qu'on a pris la clientèle, c'est bien clair », a renchéri Philippe Schnobb.

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